Les femmes cadres, plus sélectives dans leur utilisation des réseaux professionnels

Dans son étude publiée mardi 26 mai, le BCG, en partenariat avec HEC et Ipsos, s’intéresse aux cadres et leurs pratiques des réseaux professionnels. Le document pointe un net clivage entre les hommes et les femmes dans ce domaine. Deux visions du réseau professionnel s’affrontent, notamment les femmes cadres perçoivent plus négativement l’apport de celui-ci que les hommes…mais sont davantage sélectives quant à l’utilisation qu’elles en font.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Les femmes cadres, plus sélectives dans leur utilisation des réseaux professionnels

Pourquoi s’intéresser aux femmes cadres dans leur pratique des réseaux professionnels ? Quelles sont les spécificités du réseautage au féminin ? C’est à cela qu’annonce répondre le Boston Consulting Group Paris (BCG), en partenariat avec HEC au féminin et l’Ipsos. "Après notre étude sur le style de leadership des femmes cadres dans les entreprises, nous avons jugé intéressant de se consacrer aux actions qui les font progresser", explique Marie Humblot-Ferrero, directrice de projet et co-animatrice du réseau Women Initiative au BCG. Sur un panel de 500 cadres français âgés de 25 à 65 ans, dont 162 anciens élèves de HEC, l’étude "Les réseaux professionnels comme facteur de réussite, paradoxes et divergences", montre que les femmes ont un réseau plus restreint que celui des hommes, mais qu’elles jugent plus qualitatif.

En substance, le rapport révèle des surprises plus ou moins importantes :

  • Les femmes ne possèdent que 50 membres dans leur réseau, contre 72 pour les hommes en moyenne – et "elles le considèrent comme moins bon", précise Marie Humblot-Ferrero.
  • Les femmes cadres, plus restrictives que les hommes définissent le réseau professionnel comme un cercle restreint de personnes en qui elles ont entièrement confiance. Les hommes, eux, l’envisagent comme un cercle relativement large à qui ils peuvent rendre service ou à qui ils peuvent en demander. Une différence de perception qu’explique la coauteur de l’étude, "les femmes reprochent le côté utilitariste du réseautage. Lorsqu’elles ont recours à leur réseau, c’est davantage pour échanger, partager avec des personnes qu’elles ont rencontré au cours de leur carrière que pour se rendre visible".
  • Enfin les cadres au féminin iront davantage tisser des liens fréquents et soutenus envers les membres de leurs réseaux que les hommes.

Aurélie M'Bida

Partager

LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS