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L'Usine Aéro

Les Falcon au ralenti, Dassault traverse 2016 en sous-régime

Olivier James , , ,

Publié le

L’avionneur annonce un chiffre d’affaires en baisse de 14%. Une baisse d’activité qui s’explique par une diminution des livraisons de Falcon. De quoi, peut-être, accélérer le besoin de réorganiser le groupe.

Les Falcon au ralenti, Dassault traverse 2016 en sous-régime
Livraison d'un Falcon 8X
© Dassault Aviation

Dassault qui rit, Dassault qui pleure. Alors que l’avionneur français enquille les succès à l’export avec son Rafale, la baisse d’activité côté civil plombe les résultats du groupe. Dassault affiche un chiffre d’affaires en forte baisse en 2016. Il s’établit à 4,18 milliards d’euros, contre 3,59 milliards d’euros en 2015. Le groupe n’était pas retombé sous la barre des 3,5 milliards d’euros depuis 2011, avec un chiffre d’affaires de 3,3 milliards d’euros.

Explication la plus évidente, alors que Dassault organise une conférence de presse pour présenter ces résultats le mercredi 8 mars : la baisse des livraisons de ses avions d’affaires Falcon. En 2016, l’entreprise a livré 49 Falcon, contre 55 en 2015. Soit le niveau le plus bas atteint depuis plus de dix ans. Le marché de l’aviation d’affaires est marqué par une morosité commerciale persistante depuis plusieurs années et une concurrence accrue entre les différents acteurs. A la baisse de production induite s’ajoute une guerre des prix inédite.

Une production encore très française

Si les activités militaires font état d’une santé insolente, il faudra du temps à Dassault avant qu’elles ne compensent financièrement les faiblesses de ses Falcon. Explications : il faut environ trois années pour produire un exemplaire du Rafale. Autrement dit, il va falloir du temps avant que les contrats obtenus par Dassault pour son Rafale ne viennent épaissir son chiffre d’affaires.

Ces résultats vont-ils pousser le patron de Dassault, Eric Trappier, à internationaliser davantage le production hors de France. Début 2016, il confiait à L’Usine Nouvelle : "Il nous faudra trouver de plus en plus de coopérants qui arrivent à faire nos pièces le moins cher possible. Nous allons garder une forte base industrielle française, Dassault Aviation reste fier de fabriquer en France. Mais on a besoin de fabriquer un peu plus à l’extérieur pour équilibrer nos coûts." Alors qu’il ne cache pas sa volonté de réorganiser le groupe, Eric Trappier pourrait mettre en place une nouvelle stratégie.

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