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L'Usine de l'Energie

Les faillites dans le solaire, signe d’un marché arrivé à maturité

Astrid Gouzik

Publié le

Une faillite pour l’américain Solyndra en septembre, un placement sous redressement judiciaire pour le français Photowatt début novembre, des résultats catastrophiques pour l’allemand Q-Cells ce 14 novembre… Signaux alarmants d’un secteur du solaire moribond ou dommages collatéraux d’un marché porteur ?

Les faillites dans le solaire, signe d’un marché arrivé à maturité © matubu - Flickr - c.c.

"Le photovoltaïque traverse une crise de croissance". Le préambule redonne quelques couleurs à un marché durement touché ces dernières semaines. Marc Jedliczka, directeur d’HESPUL, une association spécialisée dans le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, semble serein. Un point de vue que défend d'ailleurs l'économiste Paul Krugman dans les colonnes du New York Times

La débâcle boursière de Q-Cells ? Suite logique d’un marché en pleine explosion, qui produit trop et trop vite. Et même si la demande augmente, ce n’est pas suffisant pour éponger cette surproduction. "En deux ans, nous avons assisté à un doublement de la capacité de production alors que le marché augmente d’environ 40% par an. On ne peut pas dire pour autant que cela soit signe d’un effondrement du marché", ajoute Marc Jedliczka.

La crise du silicium…

Pour comprendre, il faut remonter un peu l’historique de la filière. En 2007, elle traverse une crise de sous-capacités. En effet, les industries du photovoltaïque se multiplient et doivent alors faire face à une pénurie de silicium transformé, la matière première indispensable à la fabrication des cellules photovoltaïques. A ce moment-là, de gros investissements sont faits pour lancer la construction d’usines de silicium et de fabrication de panneaux solaires. Mais le processus prend plusieurs années.

C’est aujourd’hui, dans un contexte économique mondial morose, que les usines se mettent à produire. "A l’époque le besoin était très fort, donc tout le monde s’est jeté sur l’occasion. Là, nous sommes dans un creux de vague, mais sur une pente ascensionnelle très forte", explique Marc Jedliczka.

… et le concurrent chinois

Là-dessus se greffent les politiques des différents pays. La Chine joue une carte stratégique et se met à produire des cellules en grande quantité. A des prix bien inférieurs, les wafers chinois inondent le marché.

Pour affronter la concurrence chinoise, une solution pourrait fonctionner : fabriquer des cellules de plus en plus fines pour réduire le besoin de matières premières et faire baisser les coûts de production. "Les prix baissent tellement vite que le marché est déjà compétitif mais nous devons encore faire des efforts. Nous ne sommes pas encore suffisamment compétitifs pour nous passer des subventions. Le photovoltaïque repose sur des décisions politiques", assure Marc Jedliczka.

Et de s’interroger : "La question aujourd’hui est de savoir quel pays va être candidat pour tirer le marché ? Si la France était maligne, elle prendrait le relais de l’Allemagne qui arrive un peu à saturation"… A bon entendeur !

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1 commentaire

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18/11/2011 - 16h43 -

"Et de s’interroger : "La question aujourd’hui est de savoir quel pays va être candidat pour tirer le marché ? Si la France était maligne, elle prendrait le relais de l’Allemagne qui arrive un peu à saturation"… A bon entendeur !" conclusion complétement stupide... Vous voulez vraiment que la France prenne le relais de l'Allemagne dans la subvention a perte de l'industrie chinoise? Aujourd'hui ce qu'il faudrait c'est un bon protectionnisme pour contrer ce dumping fiscal social, écologique et même en capital des chinois. L'Europe est loin d'être en surproduction la Chine oui qui n'installe pourtant pas un panneau sur son sol et produit pourtant plus de 60% de la production mondiale.
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