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Les exportations françaises de vins et spiritueux dopées par la faiblesse de l'euro

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Publié le , mis à jour le 11/02/2016 À 15H42

Après deux années contrastées, les exportations françaises de vins et spiritueux ont fortement progressé en 2015. La dépréciation de l'euro ainsi que la croissance aux Etats-Unis et Chine, ont porté la croissance des ventes. Mais, la France continue de perdre des parts de marché sur la scène mondiale, faute de disponibilités suffisantes...

Les exportations françaises de vins et spiritueux dopées par la faiblesse de l'euro
HORS SERIE BOISSON FEV 2010
© DR

C’est une bonne nouvelle pour le commerce extérieur français. Après deux années en léger recul (voir ci-dessous), les exportations françaises de vins et spiritueux français ont rebondi en 2015. Le chiffre d’affaires a atteint un niveau historique de 11,7 milliards d’euros, en hausse de 8,7 %, selon les chiffres publiés le 10 février par la Fédération française des exportations de vins et spiritueux (FEVS).

"Avec un solde commercial positif de 10,4 milliards d’euros, les vins et spiritueux retrouvent leur rang de deuxième excédent de la balance commerciale de la France", souligne la fédération. "Cette performance résulte principalement d'effets de change postitifs et en particulier de la dépraciation de l'euro face aux devises de nos principaux partenaires commerciaux", ajoute la FEVS.

Dans le détail, les exportations de vins ont augmenté de 6,7% sur un an, à 7,9 milliards d’euros. Ce résultat est principalement lié aux performances du champagne, qui progresse en valeur de 12,1% et en volume de 4,8%.

Le bon résultat enregistré par le Cognac (+19,6%) permet à la catégorie des spiritueux de retrouver un chiffre d’affaires en augmentation de 13,2% (à 3,7 milliards d’euros) pour la première fois depuis 2012.

Retour de la croissance en Chine

Parmi nos principaux clients, les Etats-Unis ont conforté leur statut de premier marché d’exportation pour nos vins et spiritueux, avec 2,5 milliards d’euros, en progression de 28 %.

"Cette évolution résulte du dynamisme de l’économie américaine, du recul de l’euro et d’une demande croissante pour des produits à haute valeur ajoutée", souligne la FEVS.

Après un sérieux coup de frein en 2014, liée à des choix politiques sur les cadeaux dits ostentatoires, la Chine a retrouvé une demande en forte croissance. Avec 23 % de progression, à 830 millions d’euros, les exportations vers la Chine ont retrouvé leur niveau de 2013.  

Mais ce retour à la croissance de nos exportations masque pourtant une réalité plus contrastée. "Ce résultat historique en 2015 traduit un paradoxe : notre croissance est d’abord portée par des facteurs conjoncturels, notamment la baisse de l’euro, mais les parts de marché de nos vins, en volume comme en valeur, ne cessent de s’éroder depuis quinze ans", souligne Christophe Navarre, le président de la FEVS et également Président-directeur général de Moët Hennessy.

Leur part de marché a été quasiment divisée par deux en volume dans les échanges mondiaux et par trois en valeur. En cause : un "déficit structurel des disponibilités". Un chantier que doivent résoudre "plus que jamais" les professionnels pour continuer à réussir à l’export.

Adrien Cahuzac

 

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