Pourquoi les exportations d'armes tricolores ont chuté en 2017

Les prises de commandes des industriels de la défense à l'exportation ont chuté à moins de 7 milliards d'euros en 2017. Elections présidentielles et ralentissement économique dans les pays producteurs de pétrole expliquent ce net ralentissement.

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Pourquoi les exportations d'armes tricolores ont chuté en 2017
Les secteurs des hélicoptères et des missiles ont représenté plus de la moitié des exportations de défense en 2017.

Juste retour à la normale ou contreperformance? Après voir enregistré des records de vente à l'exportation, les industriels de la défense français ont retrouvé un rythme normal de prises de commandes en 2017. Le rapport présenté aux députés le 4 juillet par la ministre des Armées Florence Parly précise que la France a vendu pour près de 7 milliards d'euros de systèmes d'armement à l'exportation l'an dernier. C'est bien loin des années record de 2015 (16 milliards) et 2016 (14 milliards), exercices qui avaient été bonifiés par la vente de Rafale à l'Egypte, au Qatar et à l'Inde .

Report de commandes

A l'hôtel de Brienne, on refuse d'y voir une contreperformance. Le rapport remis aux députés avance toutefois deux raisons expliquant ce faible niveau des exportations. D'une part, les années avec des élections présidentielles entraînent souvent un attentisme des pays partenaires et ne sont guère propices à la signature de contrat d'armement d'envergure. D'autre part, le contexte économique défavorable subi par les bons clients des technologies militaires françaises. "(...) le ralentissement économique qui a touché la plupart des pays producteurs de pétrole a entraîné le report de certains projets d’acquisition de systèmes d’armement" soulignent les auteurs.

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Malgré tout, le Proche-Orient et le Moyen-Orient ont accueilli en 2017 un peu plus de 60% des exportations d’armement. Les secteurs des hélicoptères et des missiles ont par ailleurs représenté plus de la moitié des exportations de défense cette année.

Un tiers du chiffre d'affaires exporté

Faut-il s'inquiéter des conséquences pour les Dassault Aviation, Naval Group, Nexter et autres Thales ainsi que les 4 000 PME tricolores du secteur de la défense ? Les 11 milliards d'euros de commandes passées en moyenne par la DGA (direction générale de l'armement) pour équiper les armées françaises ne suffisent pas en effet aux industriels pour assurer leur pérennité.

"L'exportation fait partie du business-model de l'industrie de défense", admet-on dans l'entourage de la ministre. Sur les dernières années, ils ont exporté en moyenne près d’un tiers de leur chiffre d’affaires. "(…) Les exportations peuvent d’abord compenser les fluctuations des commandes nationales. Elles contribuent ainsi directement à la préservation des compétences, des bureaux d’études et un plan de charge industriellement viable des lignes de production", souligne le rapport.

Dassault Aviation en est l'exemple même: avant de remporter ses contrats à l'export, la chaine d'assemblage des Rafale à Mérignac (Gironde) tournait au ralenti, produisant seulement un appareil par mois. Depuis les succès en l'Inde, au Quatar et en Egypte, l'avionneur envisage de produire jusqu'à trois Rafale par mois. L'année 2018 s'annonce comme celle du rebond avec l'entrée en vigueur de plusieurs contrats significatifs comme la vente de blindés Nexter ou de Rafale au Qatar.

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