Les exportateurs allemands pas inquiets de la vigueur de l'euro

BERLIN (Reuters) - Les entreprises exportatrices allemandes ne sont pas préoccupées par la vigueur de l'euro et jugent que d'autres facteurs comme la qualité des produits et des services associés jouent aussi un rôle essentiel dans leur succès à l'étranger.
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Les exportateurs allemands pas inquiets de la vigueur de l'euro
Les entreprises exportatrices allemandes ne sont pas préoccupées par la vigueur de l'euro et jugent que d'autres facteurs comme la qualité des produits et des services associés jouent aussi un rôle essentiel dans leur succès à l'étranger. /Photo d'archives/REUTERS/Fabian Bimmer

"Nous sommes totalement décontractés face à la vigueur actuelle de l'euro", a dit Anton Börner, président de la fédération BGA des exportateurs et des grossistes allemands, lundi à Reuters. "Ni la vitesse ni l'ampleur (de cette appréciation) ne nous inquiètent."

La qualité des produits et des services est tout aussi importante que le prix dans le dynamisme des exportations allemandes, a-t-il ajouté.

L'euro est en hausse d'environ 13% depuis le début de l'année face au dollar, contre lequel il a touché un plus haut depuis janvier 2015 la semaine dernière. Il se traitait lundi au-dessus de 1,19 dollar.

Pour Anton Börner, l'Allemagne ne souffre pas de la vigueur de l'euro mais ses voisins dont les économies sont moins compétitives risquent davantage d'être confrontés aux difficultés.

Quasiment 40% des exportations allemandes sont à destination d'autres pays de la zone euro et l'appréciation de l'euro est donc neutre pour elles, a souligné Anton Börner.

En outre, environ 60% des importations allemandes proviennent de pays extérieurs à la zone euro et la solidité de la monnaie unique les rend en conséquence moins chères, a-t-il poursuivi.

La consommation intérieure est désormais le principal moteur de l'économie allemande, traditionnellement tirée par les exportations, en raison du niveau élevé de l'emploi, qui contribue à faire grimper les salaires, et de taux d'intérêt très bas.

Au deuxième trimestre, les échanges commerciaux ont eu une contribution négative de 0,3 point de pourcentage sur la croissance allemande en raison d'importations en hausse plus rapide que les exportations.

(Gernot Heller et Rene Wagner; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Véronique Tison)

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