Les États-Unis dénoncent une "campagne de terreur" au Nicaragua

(Reuters) - Les États-Unis ont dénoncé mardi ce qu'ils considèrent comme une "campagne de terreur" au Nicaragua, alors que la pression internationale s'est accentuée sur le président nicaraguayen Daniel Ortega pour la répression politique qu'il mène en amont de l'élection présidentielle de novembre prochain.

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Les États-Unis dénoncent une
Les États-Unis ont dénoncé mardi ce qu'ils considèrent comme une "campagne de terreur" au Nicaragua, alors que la pression internationale s'est accentuée sur le président nicaraguayen Daniel Ortega pour la répression politique qu'il mène en amont de l'élection présidentielle de novembre prochain. /Photo d'archives/REUTERS/Oswaldo Rivas

Le gouvernement nicaraguayen a procédé ces dernières semaines à l'arrestation d'au moins 14 politiciens de l'opposition, dont cinq candidats à l'élection présidentielle - un scrutin dont l'Onu dit déjà qu'il ne devrait vraisemblablement être ni libre, ni équitable.

Daniel Ortega, âgé de 75 ans et revenu au pouvoir en 2007, brigue un quatrième mandat consécutif.

"Nous condamnons sans équivoque cette campagne de terreur actuellement en cours", a déclaré le porte-parole du département d'Etat américain.

S'exprimant devant des journalistes, Ned Price a ajouté que les Etats-Unis allaient "utiliser tous les outils diplomatiques et économiques" à leur disposition pour promouvoir un scrutin libre.

Washington a déjà imposé dans le passé des sanctions contre la fille et des alliés de Daniel Ortega, tout en menaçant de reconsidérer des "activités liées au commerce".

La haute commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, a déclaré que la situation au Nicaragua se détériorait rapidement et a qualifié d'"arbitraires" les arrestations menées par les autorités.

"Cela rend peu probable que les Nicaraguayens pourront exercer pleinement leurs droits politiques lors de l'élection", a-t-elle dit devant le Conseil onusien des droits de l'homme, à Genève.

Dans un communiqué commun, 59 pays ont dit partager les inquiétudes de Michelle Bachelet et exprimé leurs doutes sur la tenue d'un scrutin équitable.

Le ministre nicaraguayen des Affaires étrangères, qui a pris la parole juste après Michelle Bachelet lors de la session du Conseil des droits de l'homme, a rejeté les accusations et assuré que le gouvernement de Daniel Ortega avait arrêté des individus ayant commis des crimes contre la souveraineté, l'indépendance et la sécurité du Nicaragua.

"Nous avons le droit à la paix que nous bâtissons au prix de grands efforts sur fond de siècles d'agression, d'ingérence et d'intervention des Etats-Unis et de puissances européennes complices", a dit Denis Moncada.

(Reportage de Stephanie Nebehay à Genève,Daina Beth Solomon et Raul Cortes à Mexico, Daphne Psaledakis à Washington; version française Jean Terzian)

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