Les espoirs pour l'économie font briller les actions en Europe

Publié le

par Patrick Vignal

Les espoirs pour l'économie font briller les actions en Europe
Les principales Bourses européennes ont vécu mardi une séance faste. À Paris, le CAC 40 a repassé la barre de 5.000 points en début de séance avant d'augmenter ses gains pour clôture en hausse de 2,41%. Le Footsie britannique a pris 1,59% et le Dax allemand a gagné 2,04%. /Photo d'archives/REUTERS/Peter Nicholls
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En partenariat avec Industrie Explorer

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont vécu mardi une séance faste, portées par des signaux rassurants pour la santé de l'économie et des espoirs de nouvelles mesures de soutien aux Etats-Unis.

Ces éléments ont pour un temps relégué au second plan la persistance des tensions entre Washington et Pékin ainsi qu'une situation sanitaire toujours préoccupante, même si la Russie vient d'autoriser un premier vaccin anti-COVID-19 baptisé Spoutnik V, une nouvelle accueillie avec réserves par la communauté scientifique.

À Paris, le CAC 40 a repassé la barre de 5.000 points en début de séance avant d'augmenter ses gains pour clôture en hausse de 2,41% à 5.027,99 points. Le Footsie britannique a pris 1,59% et le Dax allemand a gagné 2,04%.

L'indice EuroStoxx 50 a progressé de 2,22%, le FTSEurofirst 300 de 1,56% et le Stoxx 600 de 1,68%.

La tendance a été soutenue notamment par l'annonce d'une amélioration inattendue du moral des investisseurs en Allemagne, selon les résultats de l'enquête mensuelle de l'institut ZEW.

Les investisseurs espèrent en outre que l'initiative de Donald Trump pour venir en aide aux chômeurs sera un point de départ à la reprise des négociations entre la Maison blanche et le Congrès sur des mesures supplémentaires de soutien à l'économie américaine.

Le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, a déclaré lundi qu'il existait une possibilité de compromis, tout en se refusant à dire quand les discussions pourraient reprendre.

Les deux camps ont intérêt à s'entendre pour faire bonne figure dans la campagne pour l'élection présidentielle de novembre, soulignent les analystes de Commerzbank. "Qui veut jouer le rôle du méchant qui crée des problèmes en période de grande nécessité ?", interrogent-ils dans une note.

VALEURS EN EUROPE

Tous les secteurs européens ont monté fortement, à commencer par l'automobile dont l'indice Stoxx a pris 4,43% à la faveur d'un bond des ventes automobiles en Chine en juillet.

Renault, Volkswagen, Continental et Valeo ont gagné de 4,5% à 9%.

Vivendi a pris pour sa part 3,51% après avoir annoncé la signature d'un pacte avec le fonds activiste Amber Capital afin que chacun obtienne une représentation au conseil de surveillance de Lagardère (+2,88%) dont ils sont les deux premiers actionnaires.

Portée par un relèvement de conseil de JPMorgan, l'action Thales a progressé de 7,06%.

A Milan, Mediobanca a grimpé de 5,92% sur des informations prêtant à l'homme d'affaires Leonardo Del Vecchio l'intention de porter sa participation dans la banque italienne à près de 14%.

A WALL STREET

A l'heure de la clôture en Europe, le Nasdaq recule de 0,3%, pénalisé par l'essoufflement des acteurs de la technologie dont les valorisations sont extrêmement tendues.

Le Dow Jones gagne en revanche plus de 1% et le S&P-500 prend 0,5%, à proximité immédiate de son record absolu établi le 19 février dernier, quelques semaines avant l'effondrement des marchés.

Autre signe de l'optimisme des investisseurs américains, l'indice du CBOE qui mesure la volatilité implicite du S&P-500 a touché avant l'ouverture son plus bas niveau depuis le 21 février.

"Il faut reconnaître que c'est un marché qui a envie d'aller plus haut, malgré les tensions USA-Chine et malgré des nouvelles du coronavirus qui ne sont pas particulièrement encourageantes", commente Andrea Cicione, en charge de la stratégie pour TS Lombard.

"Il y a une déconnexion entre les valorisations et la réalité économique mais les valorisations élevées peuvent se justifier, dans une certaine mesure, par la baisse des taux", ajoute-t-il.

CHANGES/TAUX

Du côté des devises, le billet vert cède 0,15% face à un panier de référence et l'euro gagne 0,26% pour se rapprocher de 1,18 dollar.

La livre sterling est repartie à la hausse après être passée brièvement dans le rouge face au dollar à l'annonce de la plus forte chute du nombre d'emplois depuis 2009 en Grande-Bretagne au deuxième trimestre.

Sur le marché obligataire, les emprunts d'Etat perdent de leur attrait dans un climat favorable aux actifs risqués. Le rendements des Treasuries à dix ans bondit ainsi de huit points de base à 0,65%, prenant ses distances avec un creux depuis mars à 0,504% touché jeudi dernier.

En Europe, son équivalent allemand a pris cinq points de base à -0,47%, un pic de deux semaines, stimulé par les bonnes nouvelles concernant le moral des investisseurs allemands.

PÉTROLE

Les cours du pétrole sont en hausse, soutenus par les espoirs de relance aux Etats-Unis et par le rebond de la demande en Asie.

Le Brent gagne 0,7% à 45,31 dollars le baril et le brut américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 1,24% à 42,46 dollars.

A SUIVRE MERCREDI :

La journée de mercredi sera placée sous le signe des indicateurs avec une première estimation de l'évolution du produit intérieur brut de la Grande-Bretagne au T1, les chiffres de la production industrielle en zone euro au mois de juin et l'indice CPI des prix à la consommation aux Etats-Unis en juillet.

(Patrick Vignal, avec Medha Singh à Bangalore, édité par)

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