Les équipementiers attendent la libéralisation du marché des pièces de rechange

L’autorité de la concurrence a remis son rapport concernant l’ouverture à la concurrence du marché des pièces détachées, dites visibles. Les équipementiers espèrent désormais que cet avis sera suivi d’une décision des pouvoirs publics. Onze pays européens ont déjà signé la "clause de réparation" qui concrétise certaines solutions proposées par l’ADLC.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Les équipementiers attendent la libéralisation du marché des pièces de rechange

Le rapport, rendu la semaine dernière par l’Autorité de la concurrence (ADLC) prône la fin du monopole sur les pièces détachées dites "visibles". Si cet avis se concrétise en France, il permettrait aux équipementiers de commercialiser plus librement leurs pièces de rechange et donnerait accès aux informations techniques nécessaires à la réparation des véhicules dont les réparateurs sont aujourd’hui privés. "Ce rapport va dans le sens d’une plus grande liberté pour les équipementiers de commercialiser leurs produits. Pour l’instant, ce n’est qu’un avis qui doit être suivi d’une décision des pouvoirs publics", explique Arnaud de David-Beauregard, vice-président de la FIEV.

Cette libéralisation ne concerne pour l’instant que le marché des pièces détachées "visibles", soit les pièces servant à redonner son apparence au véhicule. Pour la FIEV, une libéralisation plus large pourrait représenter un danger pour les consommateurs. "Pour les pièces visibles, le risque reste mesuré", précise Arnaud de David-Beauregard. La principale réserve envers ce rapport concerne les risques de voir émerger des pièces contrefaites sur le marché français. "On sait que des pièces contrefaites existent. Le fait d'autoriser la commercialisation des pièces d'origine ou de qualité équivalente pourrait garantir une certaine protection du consommateur", tempère le vice-président. Si l’avis de l’ADLC a été bien accueilli par les équipementiers, du côté des constructeurs, le rapport agace. Selon l’Autorité de la Concurrence, une libéralisation entraînerait une baisse des prix de 6 à 15 % sur ce marché estimé entre 2 et 2,6 milliards d’euros. Soit une économie globale de 200 millions d’euros pour les consommateurs.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

L’UFC-Que-choisir a accueilli favorablement l’avis de l’ADLC. Pour l’association de consommateurs, concrétiser l’ouverture du marché des pièces détachées permettrait non seulement de faire baisser les prix des pièces mais aussi de compenser la suppression d’emplois chez les constructeurs par des créations de postes chez les équipementiers. Mais entre la crainte des constructeurs de perdre leur monopole et celle des équipementiers de perdre leurs clients, le dossier reste sensible, et chez les deux parties, on cherche à éviter la polémique. Comme par exemple chez les grands équipementiers, tels Valéo, qui refusent de s’exprimer sur ce sujet.

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
NEWSLETTER Auto et Mobilités
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes... Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS