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L'Usine de l'Energie

Les éoliennes augmenteraient les émissions de CO2

Astrid Gouzik , ,

Publié le

Les éoliennes ne marchent pas seulement à la force du vent. Effectivement, leur fonctionnement et leur entretien entraineraient davantage de rejets de gaz à effet de serre, c’est la thèse que défend le rapport du think tank britannique Civitas.

Les éoliennes augmenteraient les émissions de CO2 © Charles Cook - Flickr - C.C.

Non seulement, l’énergie éolienne serait coûteuse, mais en plus elle ne serait pas efficiente quant à la réduction des émissions de CO2. "S’il n’y avait pas les objectifs fixés par la Directive des énergies renouvelables, l'éolien ne serait même pas recevable comme moyen rentable de production d'électricité ou de réduction des émissions", conclut le rapport rédigé par l’économiste britannique Ruth Lea. Après quoi, elle recommande au gouvernement britannique d’abandonner son projet de construire 32 000 turbines d’ici à 2020.

Une énergie intermittente

Pour en arriver à ces conclusions, Ruth Lea s’appuie sur un premier constat. L’éolien est par définition une énergie intermittente. Ainsi, quand le vent ne souffle pas, d’autres sources d’électricité doivent prendre le relais, comme le gaz ou le charbon.

Or les centrales à gaz émettent davantage de CO2 lorsqu’elles sont couplées à une éolienne. D’autre part, cela implique un surcoût pour le consommateur. Il paie à la fois pour le renouvelable et pour les combustibles fossiles.

Une électricité coûteuse

Dans son étude, Ruth Lea explique qu’il faut inclure les coûts supplémentaires afin de pouvoir déterminer quelle énergie est la plus coûteuse. Les surcoûts pour l’éolien provenant principalement du fait qu’il est imprévisible.

Verdict : il s’agit de l’énergie la plus chère. A 146 livres par MWh (177 euros) pour le onshore, et 179 livres par MWh (217 euros) pour le offshore, l’éolien arrive bon dernier derrière le nucléaire (82 euros), le gaz (117 euros) et le charbon (135 euros).

Selon Civitas, la Grande-Bretagne s’est lancée dans le défi de la réduction des émissions de CO2. Pour atteindre ses objectifs, le gouvernement doit prendre en compte les coûts et les technologies les plus fiables : le nucléaire et le gaz.

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2 commentaires

Nom profil

11/01/2012 - 16h18 -

Bonjour, je me dois de réagir concernant cet article, la première réflexion que je me fais est la suivante quel lobby est derrière Civitas ou de Madame Ruth Lea … 2ème réflexion : l’éolienne est une énergie intermittente, Quelle grande nouvelle !!! Comme pour le solaire…, c’est pour cela que l’énergie éolienne doit se faire assisté par une STEP Marine surtout en Grande Bretagne qui je le rappelle reste une île, et en tout cas pas par des centrale à charbon ou à gaz. 3ème réflexion : Le coût est totalement faux le coût pour de l’éolien terrestre modulable avec une STEP est de 7,5 ct € le kwh soit 75 € le Mwh, ce qui est 2,36 fois moins important que le chiffre énoncé, qui est également moins expansif que le nucléaire qui soit dit en passant n’inclut pas le coût du démentiellement… ni le Co2 produit pour l’extraction du minerait 4ème réflexion : « Les surcoûts pour l’éolien provenant principalement du fait qu’il est imprévisible », les coefficients de fonctionnement sont connus 23 % pour l’éolien terrestre et 40 % pour l’éolienne marine. La solution STEP Marine. Denis Kupferschmid
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11/01/2012 - 14h12 -

"cela implique un surcoût pour le consommateur. Il paie à la fois pour le renouvelable et pour les combustibles fossiles" Euh... je ne sais pas comment cela fonctionne outre-manche, mais en France l'éolien n'est "subventionné" que par le biais de l'obligation d'achat. Si les éoliennes ne produisent pas alors elle ne coûte rien au consommateur. Il n'y a pas de cumul entre le renouvelable et le combustible fossile. De même, je ne sais pas comment Miss Ruth Lea arrive à un coût de 177 €/MWh pour l'éolien terrestre. En France, le tarif d'achat est de 82 €/MWh et les projets sont rentables ( http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-tarifs-d-achat-de-l,12195.html ).
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02/04/2017 - 16h39 -

Quand les éoliennes ne produisent pas, les centrales thermiques fonctionnent pour garantir la fourniture. Et quand les éoliennes produisent, les centrales thermiques continuent toujours à fonctionner, prêtes à intervenir rapidement pour stabiliser le réseau. Mais.. hélas, le vent souffle sporadiquement et peut passer de tout (100%) à rien (0%) en quelques instants. Les turbines des centrales à flamme fonctionnent donc en continu de manière chaotique et consomment davantage de combustible qu'à régime constant, tout comme la voiture en ville soumise à des ralentissements-arrêts-accélérations-ralentissements... Ruth Léa a raison d'affirmer que les centrales à gaz (celles de dernière génération à cycle combiné) polluent moins en fonctionnant seules à régime constant que lorsqu'elles sont couplées aux éoliennes. Un comble pour une énergie éolienne soi disant verte qui doit sauver la Planète ! Sauver la Planète ou les intérêts financiers d'industriels et promoteurs éoliens ?
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18/07/2017 - 23h57 -

Excellent commentaire. Cette particularité a été démontrée par Flora Papedele, ingénieure chez le producteur historique en Grèce. On n'arrête pas en effet les centrales thermiques qui continuent de fonctionner de manière chaotique, polluant davantage quand elles sont couplées aux éoliennes que lorsqu'elles fonctionnent seules. L'Allemagne avec ses 27 000 éoliennes n'a pas fait chuter le CO2 d'un seul gramme, devenant le plus grand pollueur d'Europe. L'insuffisance de la production éolienne chez nos voisins d'outre-Rhin (12% en 2016) n' a pas permis de se substituer à la fermeture du nucléaire (sur leurs 21% de nucléaire l'Allemagne en a fermé 13%. Il leur en reste 9% en 2017). Ils poursuivent actuellement la construction de 20 centrales à gaz et de 23 centrales au lignite (charbon pourri et très polluant qui est sous leurs pieds, à bas prix, dans les mines à ciel ouvert). Les éoliennes "vertes", un conte de fées pour grand nigauds ! Et la France veut "rattraper le retard" !...
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