Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Les entreprises tentées par l'ouverture

Aurélie Barbaux

Publié le

Enquête Partager certaines données stratégiques permettrait d'innover et de communiquer autrement. Certains groupes font déjà plus qu'y réfléchir.

Les entreprises citées

L'open data est-il applicable à l'entreprise ? Mes données clients ou de production, si stratégiques, pourraient-elles être partagées pour produire une nouvelle valeur, comme pour les données publiques ? La question n'est pas si saugrenue. Le producteur et distributeur d'électricité italien Enel publie bien sur le site data.enel.com certaines de ses données. « Le groupe Nike aurait également partagé certaines données de production, mais le cas est moins documenté », précise Charles Népote, le responsable du projet open data de la Fondation internet nouvelle génération (Fing).

Suez Environnent, le Groupe Poult (numéro un du biscuit en MDD), La Poste et la SNCF ont donc décidé de se poser la question à eux-mêmes ainsi qu'à 101 responsables de grandes entreprises (été 2011) avec l'aide de l'agence Bluenove et de BVA. Résultat : ils sont seulement 12 % à très bien maîtriser le concept d'open data. Néanmoins, ils sont 43 % à être prêts à ouvrir certaines de leurs données. 17 % auraient même engagé une démarche dans ce sens et 7 % un test. Pour quoi faire ? Améliorer la satisfaction client (63 %), développer un écosystème de partenaires innovants (62 %) et se différencier de leurs concurrents (55 %). « Mais hormis quelques cas aux États-Unis, tout reste à démontrer. Il n'y a aucun élément de calcul de retour sur investissement. Le but de l'étude était de faire avancer le sujet en interne », reconnaît Martin Duval, le fondateur de Bluenove. Il ne faudrait pas passer à côté de ces opportunités... et qu'un concurrent le fasse avant.

Les freins sont pourtant nombreux. À 60 %, les entreprises voudraient contrôler la réutilisation des données et, à 55 %, en interdire l'accès aux concurrents ! D'ailleurs, 4 % d'entre elles y sont définitivement rétives... pour l'instant. « Nous savons que très rapidement notre analyse sera rendue obsolète par l'imagination et la créativité des entreprises, des développeurs, des consommateurs », admettent les six partenaires de l'étude.

Rendre les données aux consommateurs

Ils ne croient pas si bien dire. Des entreprises réfléchissent ainsi au partage des données de leurs clients avec les clients eux-mêmes. Sur le modèle du programme britannique midata, la Fing a lancé le projet mesinfos en partenariat avec Orange, la Société générale, le Crédit coopératif et l'association GS1 (traçabilité). « Les entreprises font face à une chute de la confiance et de la fidélité des clients, explique Daniel Kaplan, le responsable du projet. En partageant leurs données, elles pensent pouvoir, d'une part, les améliorer, le consommateur pouvant les mettre à jour et, d'autre part, proposer des services innovants en les croisant avec les données d'autres entreprises. Les Américains appellent cela le VRM (Vendors Relationship Management, l'équivalent du CRM [gestion de la relation client, ndlr]. » Ce serait aussi une façon de redistribuer du pouvoir d'achat. Un potentiel qui a poussé le gouvernement anglais à obliger les entreprises à s'y mettre d'ici à trois ans, sous peine d'une loi. Ce qui explique pourquoi 26 entreprises anglaises sont partenaires de midata. La France a pour l'instant choisi de laisser venir.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle