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L'Usine Agro

Les entreprises s'améliorent sur l'étiquetage de nos aliments, reconnaît UFC Que Choisir

Adeline Haverland ,

Publié le

Depuis 2017, les entreprises de l'agroalimentaire ont l’obligation d’indiquer l’origine des protéines animales et du lait utilisés dans les produits transformés.  Un an après la mise en application de la mesure, l’UFC  Que Choisir dresse un premier bilan. Et donne ses bons et mauvais points.

Les entreprises s'améliorent sur l'étiquetage de nos aliments, reconnaît UFC Que Choisir
Herta fait partie des mauvais élèves, avec William Saurin, selon UFC Que Choisir
© Herta

Quelle est l’origine de la viande de vos lasagnes ? Et celle de votre hachis parmentier ? Depuis 2017, les industriels ont l’obligation d’indiquer l’origine des produits dès lors que ceux-ci contiennent plus de 50% de lait et plus de 8% de viande. Une mesure adoptée dans le cadre d’une expérimentation de deux ans, à l’issue de laquelle le gouvernement décidera de la pérenniser ou non.

Les produits sans mention ont quasiment disparu

Si le projet avait fait, lors de son adoption, l’unanimité du côté des producteurs et des associations de consommateurs, les entreprises s’étaient montrées plus frileuses, critiquant notamment la complexité du dispositif. Force est de constater qu’un an après le début de l’expérimentation, la plupart se sont prises au jeu. D'après l'enquête menée par l’UFC Que Choisir sur 269 produits transformés contenant du lait et de la viande, "les produits sans mention ont quasiment disparu ", se félicite l’organisation de défense des consommateurs. Seul 3% des produits examinés ne portent aucune indication. 

L’association dénonce toutefois des notions floues, notamment pour la viande, pour laquelle de nombreux fabricants se contentent d’indiquer "EU" ou "non EU" sans donner le détail de la provenance. "Importer des viandes moins chères en provenance d’autres pays est une opération à la fois facile et rentable pour les industriels. C’est cette raison qui explique pourquoi on trouve la plus grande proportion de mentions du type "origine UE" ou "non UE" sur les produits à base de viande", observe l’association.

Un étiquetage en amélioration

Face à ces résultats, l'association souligne l'effet positif du texte adopté en 2017. Depuis l’application de la mesure, l’UFC Que Choisir observe 25% en plus de transparence sur l’ensemble de son test. Au cours de cette première période d'expérimentation, l’organisation distingue trois types d’entreprises : celles qui étaient déjà fortement engagées et qui le restent - comme le Coq Français -, celles qui ont fortement progressé en deux ans - à ce titre Fleury Michon est l’industriel qui a fait le plus d’efforts de transparence -, et enfin celles qui demeurent peu impliquées.

L’association pointe particulièrement la marque de charcuterie Herta (appartenant au groupe Nestlé), qui continuerait de ne pas jouer le jeu de la transparence malgré les déclarations d'Arnaud de Belloy, son directeur général. A l'occasion du salon Produrable en mars dernier, il déplorait ainsi le "manque de confiance des consommateurs dans l'agroalimentaire et la nécessité de revenir à des listes d'ingrédients simples pour restaurer la confiance et stimuler l'engagement."  

Pour l'UFC Que Choisir, certains fabricants rechignent à indiquer le pays d’origine au motif que cette mesure serait trop complexe. "Mais l’analyse des pratiques entre marques et enseignes concurrentes montre que ce choix n’est pas motivé par des raisons techniques, mais au contraire par des politiques d’approvisionnement propres à chaque entreprise", estime-t-elle.  

Le Made In France a la cote

Drapeaux tricolores, logos de filières d’approvisionnement françaises, mention des régions...Lorsque leurs produits sont made in France, les industriels sont particulièrement prolixes, note l'association. En effet, quand l'aliment est d’origine française, 82% des fabricants le mettent en avant. UFC Que Choisir observe qu'à l'inverse "les autres mentions d’origine, qu’il s’agisse d’autres pays (Brésil, Pologne, Pays-Bas …) ou des mentions supranationales sont systématiquement indiquées en petits caractères" .

A la vue des résultats de la mesure, l’UFC Que Choisir demande à ce que l’action soit prolongée et pérennisée. Les pouvoirs publics ne se prononceront qu'en janvier 2019 sur le sujet.
 

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