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Les entreprises peu convaincues par le crédit d'impôt compétitivité

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Près d'un dirigeant de PME et d'ETI sur deux se dit sceptique concernant les effets du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), révèle un sondage Opinion Way. Ils sont 90% à déclarer qu'ils auraient préféré une diminution des charges salariales.

Les entreprises peu convaincues par le crédit d'impôt compétitivité © D.R.

Mesure phare pour relancer la compétitivité de l'économie française et principale leçon du rapport Gallois remis au gouvernement le 5 novembre, le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) d'un montant de 20 milliards d'euros peine à convaincre.

Pour 49% des dirigeants de PME et d'ETI, entreprises qui réalisent entre 15 et 500 millions d'euros de chiffre d'affaires, le dispositif ne favorisera pas... la compétitivité. C'est ce que révèle un sondage OpinionWay réalisé auprès de 303 chefs d'entreprises pour l'Observatoire de la performance des ETI de la Banque Palatine publié ce jeudi 20 décembre.

L'emploi ne doit pas menacer la compétitivité

Autres éléments, ils sont 54% à penser que le CICE n'aura pas d'effets sur la croissance du PIB et deux tiers à indiquer qu'il n'en aura pas non plus sur les créations d'emplois. Dossier chaud du gouvernement, la lutte contre le chômage est un objectif à court terme qui ne doit pas être privilégié au détriment de la compétitivité, a d'ailleurs rappelé Louis Gallois mercredi 19 décembre à l'occasion d'une conférence-débat organisée par la Documentation française. Le risque que le CICE se concentre sur l'emploi plutôt que sur la relance de l'industrie a en effet déjà été soulevé plusieurs fois.

Enfin, neuf patrons sur dix déclarent qu'ils auraient préféré une baisse des charges salariales à un crédit d'impôts. Le gouvernement a en effet privilégié une mesure qui n'aggravera pas le déficit en 2013 pour un effet différé sur le budget en 2014. De nombreux dirigeants s'étaient montrés déçus par cette décision. "Il aurait été plus simple de réduire les cotisations sociales plutôt que de passer par cette histoire de crédit d’impôt", avait par exemple déclaré le PDG d'Alten, Simon Azoulay, dans une interview accordé à l'Usine Nouvelle.

Julien Bonnet

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