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Les entreprises françaises très prudentes après la prise d'otages en Algérie

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BP a confirmé qu'une prise d'otages avait lieu sur son son site algérien dans la région algérienne d'In-Aménas, proche de la frontière libyenne. Il y aurait un ressortissant français parmi les otages. Avec l'intervention des forces françaises au Mali, les entreprises présentes dans la région, comme Areva, Total ou encore Vinci,  se disent extrêment vigilentes.

Les entreprises françaises très prudentes après la prise d'otages en Algérie © Monkeyc - Flickr - C.C.

Les groupes français présents dans la région du Mali, où l'armée française est intervenue pour repousser une offensive islamiste, se disent très vigilants après l'attaque mercredi d'un site gazier de BP en Algérie, certaines ayant déjà renforcé leur sécurité. Des jihadistes ont affirmé avoir pris en otage 41 "Occidentaux" dans une attaque mercredi contre le site du centre-est de l'Algérie exploité par le groupe britannique BP, le norvégien Statoil et l'algérien Sonatrach.

BP a confirmé qu'une prise d'otages avait lieu sur son son site algérien dans la région algérienne d'In-Aménas, proche de la frontière libyenne. Un ressortissant français ferait partie des otages aux côtés de ressortissants britanniques et japonais (neuf nationalités au total selon plusieurs sources).  Le groupe hotellier français CIS Catering a de son côté annoncé que 150 de ses employés algériens étaient retenus sur le site, mais laissés libres, alors que les ressortissants étrangers seraient retenus à part.

"Nous sommes vigilants et prenons les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de nos employés et de nos activités", a expliqué à l'AFP un porte-parole du groupe Total qui se refuse à donner plus de détails. Le pétrolier français compteune centaine de collaborateurs en Algérie où il exerce notamment une petite activité d'exploration-production en partenariat avec Sonatrach. Au Sahel et notamment au Mali, il est présent essentiellement dans la distribution via des stations-service.

"Dans des régions comme le Sahel, nous avons renforcé nos mesures prises depuis deux ans et nous sommes passés à l'échelon supérieur",  a aussi indiqué à l'AFP une source industrielle française ayant requis l'anonymat. "Cela commence par un travail de veille permanente en lien avec les autorités, et des mesures comme la surveillance des lieux", ajoute cette source.

Interrogé par l'agence de presse sur d'éventuelles mesures de sécurité supplémentaires sur ses mines au Niger, le groupe nucléaire Areva a expliqué qu'il n'y en avait pas eu depuis le début de l'intervention française au Mali. "Nos mesures de sécurité sont déjà très élevées" depuis les enlèvements de 2010, a fait valoir une porte-parole ajoutant que le groupe "continuera à suivre ça de près, notamment si des groupes islamistes au Mali se mettaient à traverser les frontières".

D'autres sociétés françaises présentes dans la région n'ont pas souhaité communiquer pour des "raisons de sécurité" comme le groupe de BTP Vinci, qui détient "plusieurs entités" en Algérie ou encore Air Liquide travaillant dans le sud et l'ouest du Mali. GDF Suez, dont l'Algérie est un des principaux fournisseurs de gaz, n'a pas souhaité faire de commentaires.

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