Les entreprises d’équipements industriels plutôt optimistes

Après une année 2011 en forte reprise, les industries d’équipement pour la construction, les infrastructures, la sidérurgie et la manutention s’attendent à un maintien de l’activité en 2012.

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Les entreprises d’équipements industriels plutôt optimistes

Avec une progression de 30 % de la production en 2011, le secteur des industries rassemblées sous la bannière du syndicat professionnel Cisma ne déroge pas à la règle du secteur de la mécanique. Les entreprises ont poursuivi leur rebond débuté en 2010 (+13 %) après le trou d’air de 2009 (- 43 %) et réalisé un chiffre d’affaires de 7,06 milliards d’euros, dont 4,58 milliards à l’exportation. C’est pourtant en France que l’on constate la forte progression (+57 %), alors que les exportations progressaient de 18 %.

Le secteur des biens d’équipements de manutention est le plus vigoureux (+ 36 % à 3,26 milliards d’euros), devant celui des biens d’équipement pour la métallurgie (+33 % à 900 millions d’euros de chiffre d’affaires) et pour le BTP (2,89 milliards de chiffre d’affaires, +23 %).

Pour l’année 2012, les indicateurs sont encore au vert. "L’activité s’est relativement bien maintenue, annonce Alain Boher, président du Cisma. Sur les pays de l’ouest de l’Europe, les marchés se tiennent, avec des progressions comprises entre 5 % et 15 %, le secteur de la sidérurgie étant le plus dynamique. Le point faible se situe sur le Portugal, l’Espagne et l’Italie. Globalement, bien que l’on décèle une certaine inquiétude pour le second semestre, l’activité devrait se maintenir en 2012 au même niveau qu’en 2011, voir connaître une légère progression".

Cet optimisme raisonnable s’appuie sur des carnets de commandes correctement remplis et un taux actuel d’utilisation de la capacité de production de 82 %. Enfin, à l’heure des débats sur le "fabriqué en France", Alain Boher met en garde contre la tentation protectionniste. "Se refermer sur soi-même, ce n’est pas une solution, loin de là. Ce qui ne veut pas dire qu’il faille faire n’importe quoi. L’Union européenne a fixé des normes. Il faut rester vigilant et s’assurer que les entreprises étrangères qui exportent vers l’Europe respectent ces normes."

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