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L'Usine de l'Energie

Les énergies renouvelables ont assuré 31% de la consommation d'électricité en France au deuxième trimestre 2018

Intissar El Hajj Mohamed , , , ,

Publié le

Selon le gestionnaire du réseau de transport d’électricité (RTE), la production des énergies renouvelables a représenté 31% de la consommation d'électricité en France au deuxième trimestre 2018. Un niveau historiquement élevé.

Les énergies renouvelables ont assuré 31% de la consommation d'électricité en France au deuxième trimestre 2018
Les nouvelles énergies renouvelables assurent 10% de la consommation électrique en France, au deuxième trimestre 2018.
© Arkolia

Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité (RTE) a communiqué ses chiffres officiels le 30 juillet. Entre avril et juin 2018, les énergies renouvelables ont contribué à une hauteur inédite dans le mix énergétique depuis les années 1960 qui correspondent à l’”apogée” de l’hydroéletricité. Elles représentent 31% de l’utilisation électrique au deuxième trimestre 2018. La production hydroélectrique à elle seule en constitue 20% ; les 10% restants sont répartis entre les filières éolienne, solaire photovoltaïque, et les bioénergies conséquentes. Le but du renouvelable est d’arriver à 40% de la production, en année pleine, en 2030.

Les résultats complets seront publiés en septembre dans le Panorama de l’électricité renouvelable au 30 juin 2018, réalisé par l’ADEeF, Enedis, RTE et le SER. D’après son édition précédente, l’électricité renouvelable avait couvert 18,4% de l’électricité consommée en 2017, plus particulièrement dans les régions Occitanie (35,7%) et Auvergne-Rhône-Alpes (34,6%) qui se distinguent par leurs parcs hydrauliques.  

Les installations vertes bourgeonnent vite  

“C’est la première fois que les nouvelles énergies atteignent 10% de la consommation électrique”, affirme Sean Vavasseur, responsable système électrique le Syndicat des énergies renouvelables (SER). Cette hausse serait due à l’enrichissement des stocks d’éoliennes de 10% d’année en année, et des panneaux photovoltaïques qui génèrent aujourd’hui 8 gigawatts d’électricité. Les fortes précipitations qui ont rempli les bassins en fin 2017 et début 2018 justifieraient le bilan hydroélectrique, après deux années assez sèches.  

Au premier trimestre 2018, les énergies renouvelables couvraient 23% de la consommation électrique. Le taux de 31% au deuxième trimestre n’est pas une totale surprise. En effet, le deuxième trimestre est caractérisé par une moindre consommation électrique par rapport au premier. “Les productions hydrauliques et éoliennes prennent alors une part plus importante dans la consommation globale. C’est un artefact statistique”, explique Sean Vavasseur. Cependant, plus l’été se réchauffe et plus les Français auront recours à la climatisation. On s’attend donc à une reprise de la consommation au troisième trimestre, ainsi qu’au quatrième, et donc logiquement à une baisse de la part du renouvelable.
 

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1 commentaire

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06/08/2018 - 13h57 -

La production d'électricité du 2ème trim 2018 a été marquée par une forte hausse de l’hydraulique (+46% par rapport à 2017), mais également par un ralentissement du taux de croissance des nouvelles EnR (éolien, photovoltaïque, bioénergies) qui ne croissent que de 7% par rapport à 2017 (contre +15% entre 2016 et 2017). Le photovoltaïque, notamment a légèrement baissé (-1% par rapport au 2ème trim 2017) Par contre, l’évolution la plus intéressante est totalement absente des considérations du SER et de l’auteur de cet article : la baisse importante du fossile (-60% par rapport au 2ème trim 2017), entrainant une division par 2 des émissions de gaz à effet de serre. Ce résultat est dû essentiellement à la hausse de l’hydraulique, c’est à dire à la météo. A force de faire la promotion des EnR, on en oublie l’essentiel !
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25/08/2018 - 19h20 -

Imaginer une société où les consommations d'énergie ,et particulièrement d'électricité ,obéiraient à des directives directes ou non émanant des producteurs ,c'est aller tout droit vers le meilleur des mondes ,ou pire vers celui d'Orwell ; Qui accepterait de vivre au rythme imposé par un producteur d'énergie ?Sans oublier que des secteurs entiers ne peuvent s'affranchir de l'énergie constante ,les hôpitaux par exemple ,et il en est d'autres .
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