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L'Usine Santé

Les émissions de particules fines ont considérablement été réduites en Chine

Sybille Aoudjhane , , ,

Publié le

Une étude réalisée par des chercheurs de l'Université de Chicago a suivi l'évolution des émissions de particules dans les différentes villes chinoises. De nets progrès sont constatés entre 2013 et 2017. 

Les émissions de particules fines ont considérablement été réduites en Chine
La pollution aux particules fines baisse en Chine... mais pas encore suffisamment.
© CC FLickr

En quatre ans, la Chine a considérablement réduit ses émissions de particules fines. Une étude réalisée par Michael Greenstone et Patrick Schwarz en mars 2018 a été publiée par l’Energy policy institute de l’Université de Chicago (Epic). "Depuis 2013, la qualité de l'air s'est considérablement améliorée dans tout le pays, particulièrement dans les villes les plus peuplées de Chine", indique l’étude.

Elle reprend les objectifs développés par le Plan national d’action de Chine sur la pollution de l’air. L’Etat chinois avait trois buts : diminuer de 10% la concentration urbaine de particules fines de 10 micromètres (PM 10) par rapport à 2012, réduire la concentration de particules fines de 2,5 micromètres (PM 2,5) dans les grandes métropoles : Beijing-Tianjin-Hebei (-25%), le Delta de la rivière des Perles (-20%), le Delta du Yangzi Jiang (-15%). Enfin, réduire la concentration annuelle de PM 2,5 à Beijing à 60 ?g/m3. L’étude relate que les objectifs ont été atteints grâce à la "réduction de la dépendance au charbon, le contrôle des émissions des véhicules, la hausse de la production d’énergie renouvelable et le contrôle de l’application des normes d’émission."

Toujours plus élevé que les concentrations recommandées par l'OMS

Michael Greenstone et Patrick Schwarz se sont basés sur les données de PM 2.5 du gouvernement relevées sur plus de 204 moniteurs à travers la Chine. Les moniteurs placés recouvrent un territoire où vit 70% de la population. "Dans la région de Beijing-Tianjin-Hebei par exemple, les concentrations ont baissé de 37 ?g / m3, soit 36% par rapport aux niveaux de 2013. Le Delta de la rivière des Perles et le fleuve Yangzi ont connu des baisses similaires de pollution de 27% et 34%", précise l’étude.

Même si "les résidents peuvent s'attendre à vivre en moyenne 2,4 années de plus par rapport à 2013, si les réductions récentes de la pollution sont maintenues", les normes chinoises de concentration de particules restent bien au-dessus des normes de l’organisation mondiale de la santé (OMS). Par exemple, en 2017, la concentration de PM 2,5 dans le district de Shanghai atteint 40,5 ?g/m3 pour une concentration recommandée par l’OMS de 10 ?g/m3.

En guise de comparaison, le Centre Interprofessionnel Technique d'Etudes de la Pollution Atmosphérique (Citepa) indique que les concentrations annuelles françaises de PM 2,5 passent de 18 ?g/m3 en 2009 à 12 ?g/m3 en 2016. 

 

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