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Les élus syndicaux donnent un avis favorable au mariage PSA-Fiat-Chrysler

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Publié le , mis à jour le 19/11/2019 À 14H50

Les élus syndicaux du groupe PSA ont encouragé à l'unanimité le projet de fusion avec Fiat-Chrysler Automobiles (FCA) lundi 18 novembre. Non représentée au Comité social et économique central, la CGT reste hostile.

Les élus syndicaux donnent un avis favorable au mariage PSA-Fiat-Chrysler
Le rapprochement entre PSA et Fiat-Chrysler Automobiles doit donner naissance au quatrième constructeur automobile mondial. /Photo prise le 8 novembre 2019/REUTERS/Stéphane Mahé
© Stephane Mahe

La majorité des syndicats de PSA a donné un avis favorable au projet de fusion avec Fiat-Chrysler Automobiles (FCA). Dans le cadre du Comité social et économique central (CSEC), les élus syndicaux du groupe automobile se sont prononcés lundi 18 novembre en faveur du rapprochement entre les deux constructeurs, tout en demandant à revoir la direction une fois que les détails industriels du mariage seront connus.

Le projet a été approuvé à l'unanimité des élus syndicaux, mais pas des organisations syndicales. La CGT, hostile au projet, ne compte pas d'élu au CSEC. 

"Le projet a tout son sens"

"Ces avis favorables témoignent de la confiance des partenaires sociaux et de la dynamique de co-construction déployée dans le groupe PSA ouvrant ainsi les conditions favorables à la réussite du projet de fusion de PSA et FCA", s'est félicité le directeur des Ressources humaines et de la transformation de PSA, Xavier Chéreau, dans une déclaration transmise à Reuters.

Les syndicats ont cependant prévenu que l'avis favorable valait pour les grandes lignes du projet et qu'ils demandaient à revoir la direction juste après la signature d'un protocole d'accord, dans le cadre du CSE central.

"Nous serons vigilants sur les conséquences sociales et attendons d'avoir une vision plus claire et plus détaillée des implications du projet sur les implantations, les volumes, le taux d'occupation et les fonderies", a déclaré à Reuters Franck Don, représentant de la CFTC. "Mais le projet, tel qu'il a été présenté, a tout son sens car les deux groupes sont complémentaires, en bonne santé financière et atteindront grâce au nouvel ensemble une taille critique indispensable dans l'automobile aujourd'hui", a-t-il ajouté.

La CGT justifie son désaccord

Dans un tract, la CGT explique de son côté son avis défavorable par les réductions d'effectifs observées depuis le rachat d'Opel/Vauxhall. "L'avis de la CGT s'appuie sur des précédents. Historiquement, les fusions sont davantage basées sur une logique financière que sur le développement d'activités", écrit le syndicat. "Trop souvent, ce sont les salariés qui payent les pots cassés [et] les salariés sous-traitants seront probablement la deuxième victime de cette fusion."

Le processus se poursuivra le 26 novembre avec une réunion d'information du Comité de groupe européen de PSA.

Un protocole d'accord dès décembre ?

PSA et FCA ont souligné que les synergies visées grâce à la fusion s'entendaient sans fermeture d'usine mais la question de l'impact du projet sur les fonctions tertiaires - ingénierie, administration et support - reste à ce jour entière.

Les deux groupes espèrent signer d'ici début décembre un protocole d'accord engageant pour concrétiser leur mariage à 50 milliards de dollars dévoilé fin octobre et qui doit donner naissance au quatrième constructeur automobile mondial.

Avec Reuters (Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot)

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