Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Les éditeurs français de jeux vidéo peuvent-ils rester indépendants ?

Publié le

En pleine tourmente, Infogrames se débat avec sa dette et Ubisoft cherche un partenaire pour combattre l'irruption d'Electronic Arts dans son capital.

OUI "Il y a de la place pour tout le monde"

Emmanuel Forsans,

président de l'Agence française pour le jeu vidéo (AFJV).

Il ne faut pas minimiser le nombre d'acteurs français sur ce marché. Atari, Ubisoft et VUG (Vivendi Universal Games) sont évidemment des acteurs majeurs, mais le marché est également porté par des éditeurs tels que Focus, Nobilis, MC2, Pointsoft, Micro Application, etc.

Les éditeurs français ont-ils les moyens financiers de produire des titres de qualité sur les plates-formes actuelles et à venir ? Evidemment oui, sans quoi Electronic Arts ne s'intéresserait pas autant à Ubisoft. De plus, il ne faut pas restreindre le marché du jeu vidéo aux seules licences ou super-productions. C'est exactement comme si on limitait le marché du cinéma aux productions hollywoodiennes ; il existe fort heureusement, des films d'auteur, des productions pour la télévision, du film d'animation, etc. Pour le jeu vidéo c'est pareil, le marché a besoin de super-productions mais aussi de jeux d'aventure, d'éveil pour les enfants, de jeux pour les téléphones mobiles et les consoles portables, etc. Tous ces produits sont rentables et ne nécessitent pas forcément des millions d'euros d'investissement. Il y a donc de la place et de l'avenir pour tout le monde : petits, moyens et gros.

Reste toutefois à savoir si les éditeurs français ont les moyens de résister à une tentative de prise de contrôle hostile. Il ne s'agit plus ici d'une capacité à investir mais d'une question de répartition et de contrôle du capital. Dans le cas particulier d'Ubisoft, il semblerait que les dirigeants soient décidés à ne pas perdre leur indépendance.

Qui plus est, les éditeurs français ne sont pas que des cibles pour les acteurs étrangers. Au jeu des fusions-acquisitions, ils ont même plus souvent endossé le rôle du loup plutôt que celui de la brebis. VUG a ainsi acquis Sierra et Blizzard. Ubisoft a déjà absorbé Red Storm, Blue Byte et TLC. Quant à Infogrames, il a récupéré Hasbro, GT Interactive et Paradigm.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle