Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine de l'Energie

Les écologistes ne regretteront pas Henri Proglio

Olivier Cognasse , , , ,

Publié le

Le départ annoncé du président d’EDF n’émeut pas les ONG écologistes. Mais elles attendent peu de changement avec l'arrivée de son successeur.

Les écologistes ne regretteront pas Henri Proglio © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Les discussions entre Henri Proglio, le PDG d’EDF, et les associations écologistes ont toujours été tendues. "Nous sommes plutôt contents. Il a un grand mépris pour la société civile. Nous n’avons jamais eu de bonnes relations avec lui", affirme sans détour, Benoit Hartmann, le porte-parole de France nature environnement (FNE).

Henri Proglio a souvent été présenté comme un ministre bis de l’énergie. "C’est lui qui tenait le stylo pendant la rédaction de la loi sur la transition énergétique, assure Benoit Hartmann. Si un ministre n’était pas d’accord avec lui, il n’hésitait pas à le contourner et à passer par l’Elysée. Il a toujours voulu montrer que c’était lui et non l’Etat qui déciderait de la fermeture ou non de Fessenheim"

"Une relation pas saine"

Le futur ex-PDG d’EDF est surtout critiqué pour être "un fervent défenseur du nucléaire qui a tout fait pour bloquer la transition énergétique", dénonce Sébastien Blavier, chargé des questions nucléaires chez Greenpeace France. Les ONG écologistes lui reprochent le mélange des genres qui a atteint son paroxysme sous sa présidence.

"Cette relation n’est pas saine entre les intérêts particuliers d’EDF et ceux de l’Etat. EDF a intérêt à ce que la consommation d’énergie augmente, en opposition avec les objectifs de l’Etat. Et les dernières déclarations de la ministre Ségolène Royal sur Fessenheim montrent bien qui a gagné la partie", se désole Benoit Hartmann. Si le porte-parole de FNE se réjouit de son départ, il ne s’attend pas à de grands changements avec son successeur, Jean-Bernard Levy.

Statu quo

"La loi sur la transition énergétique était l’occasion de changer les relations entre l’Etat et EDF. C’est une occasion ratée. La structuration d’EDF et d’Areva fait qu’elles n’ont pas intérêt à ce que la transition énergétique se mette en place. Est-ce que l’intérêt industriel de la France va passer avant celui d’EDF ? Aura-t-il une vraie vision de la transition énergétique ?" questionne Benoit Hartmann.

Du côté de Greenpeace, on se demande "si le successeur a une vision aussi fermée et manichéenne que son prédécesseur". Surtout, on rappelle que "le nouveau président d’EDF a un énorme challenge devant lui qui nous intéresse, car les coûts d’exploitation explosent et les centrales sont vieillissantes. Quand fermera-ton Fessenheim ? On le jugera sur pièces", prévient Sébastien Blavier.

Olivier Cognasse

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle