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Quotidien des Usines

Les éco-entreprises ne connaissent pas la crise

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Publié le

Malgré le chaos financier, les entreprises positionnées sur l'énergie renouvelable, l'efficacité énergétique ou la dépollution parviennent encore à lever des fonds

La chute des marchés n'épargne aucune entreprise. L'un des leaders mondiaux de l'environnement, Veolia, a perdu 70 % de sa valeur en Bourse depuis le début de l'année. Depuis son introduction sur Euronext Paris et Bruxelles cet été, son confrère, Suez Environnement a lui-même été chahuté. A court de cash, Théolia, le producteur d'électricité d'origine renouvelable, doit , quant à lui, réduire la voilure et vendre certaines de ses fermes éoliennes pour survivre. « Dans cette période de panique, les investisseurs ne font plus la différence entre les valeurs au potentiel de croissance et les autres : tout le monde en pâtit, déplore Alexander Mronz, le gérant du fond BMG Tocqueville Environnement. Mais ces valeurs vertes vont remonter plus vite que les autres quand les investisseurs se recentreront sur les vrais projets industriels. » Serge Savasta, le responsable de l'activité Energies Renouvelables de Crédit Agricole Private Equity, est tout aussi optimiste pour l'avenir : « Le secteur des cleantechs est fondamental et répond à des enjeux de long terme. »

LES CAPITAUX-RISQUEURS Y REGARDENT DE PRÈS

Dans l'immédiat, certains tentent quand même l'entrée en Bourse. Aérowatt, transféré sur Alternext début novembre, a levé 6 millions d'euros. Pas autant que prévu mais suffisamment pour financer les prochains projets éoliens et solaires, gourmands en capitaux. Les capitaux-risqueurs regardent de près ce type de valeurs. « Nous avons même davantage d'opportunités qu'avant : ces sociétés pouvaient choisir d'entrer directement en Bourse, ça n'est plus le cas », constate Serge Savasta. Ainsi, Solaire Direct vient de lever 20 millions d'euros auprès de ses partenaires financiers historiques. Autre cas dans le solaire, le secteur phare du moment : la société 8'33 a convaincu OTC Asset Management de l'intérêt de son business model créatif. Le fonds a apporté 2 millions d'euros à cette entreprise qui loue des terrasses et des toits pour y installer du photovoltaïque.

Signe de cet engouement financier, au second semestre 2007, les cleantechs faisaient une entrée remarquée dans l'indicateur Chausson Finance, qui décortique les activités du capital-risque en France. Vingt-sept entreprises avaient levé 60 millions d'euros. Au premier semestre 2008, malgré la morosité montante, quarante-quatre petites structures ont séduit les hommes en cravate et décroché 67 millions.

LES BANQUIERS SUR LES RANGS

L'environnement représente désormais en France 14 % des investissements. C'est, avec les télécommunications, le seul secteur en progression. « Les financiers sont persuadés que la volonté de consommer différemment, d'utiliser le moins d'énergie fossile possible... est une tendance lourde de l'économie des prochaines années », commente Christophe Chausson, le dirigeant de Chausson Finance.

Ceux qui misent sur les énergies renouvelables sont rassurés par la visibilité des revenus donnée par les tarifs de rachat garantis de l'électricité verte. « Il n'y a pas de bulle financière à craindre sur ces secteurs. Les entreprises ont des actifs, leurs modèles sont concrets », assure Jérôme Billerey, le président du directoire d'Aérowatt.

Mais cet enthousiasme ne se limite pas aux énergies renouvelables, portées par les annonces du gouvernement. Les deux plus grosses levées de fonds du premier semestre concernent des secteurs plus traditionnels. La société Agrogénération, spécialisée dans les matières premières agricoles pour la chimie verte, a obtenu 16,1 millions d'euros. Et le spécialiste de la dépollution industrielle et du traitement de boues, Le Floch Dépollution a, lui, fêté ses dix ans d'existence en décrochant 10 millions d'euros.

Autre appui encore possible : les banques, « qui continuent de prêter sur des projets de taille moyenne de 5 à 10 millions d'euros », constate Jérôme Billerey. L'enracinement local de ces projets verts est une autre composante qui séduit les banquiers car ils sont sources d'emploi et de développement économique... .

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