Les EAU vont suspendre certains services du BlackBerry

DUBAÏ (Reuters) - Les Emirats arabes unis vont suspendre l'utilisation de certains services du téléphone BlackBerry en octobre pour des raisons de sécurité nationale, rapporte dimanche l'agence de presse officielle.

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Les EAU envisagent d'interrompre des services du BlackBerry en octobre jusqu'à ce qu'une "solution acceptable" soit trouvée.

"C'est une décision définitive mais les discussions se poursuivent", a déclaré à Reuters Mohammed Al Ghanem, directeur général de l'Autorité de régulation des télécommunications (TRA) des EAU.

"Il ne s'agit pas de censure. Ce dont nous parlons, c'est d'une suspension en raison d'un manque de conformité avec les régulations des EAU", a-t-il ajouté.

Les Emirats s'opposent à l'hébergement et la gestion à l'étranger des données de BlackBerry. Selon TRA, BlackBerry est le seul à opérer ainsi. Les utilisateurs des smartphones de Nokia et des iPhone d'Apple ne sont pas concernés par la suspension.

"Cette décision est fondée sur le fait que, dans leur forme actuelle, certains services de BlackBerry permettent aux utilisateurs d'agir hors de la juridiction, entraînant des problèmes au niveau social, juridique et de sécurité nationale", rapporte l'agence de presse.

La suspension des services de messagerie instantanée, des mails et de recherche internet du BlackBerry, intervient après plusieurs tentatives en 2007 de mise en conformité, selon TRA.

Aucun responsable du canadien Research In Motion (RIM), fabricant du BlackBerry, n'était disponible dans l'immédiat pour commenter l'information. BlackBerry compte 500.000 utilisateurs dans les EAU.

La semaine dernière, les Emirats avaient exprimé leurs inquiétudes concernant les éventuels abus qui pourraient menacer la sécurité du pays.

"Le gouvernement voit les services proposés par BlackBerry, notamment son service de messagerie instantanée, comme une entrave à sa stratégie de renforcement de la censure, du filtrage et de la surveillance", a estimé RSF dans un communiqué publié le 26 juillet.

L'année dernière, le canadien RIM avait indiqué qu'un logiciel de mise à jour distribué par l'opérateur des télécommunications des Emirats, Etisalat, était en réalité une "application de surveillance des télécommunications".

Amran Abocar, Marine Pennetier pour le service français

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