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Les DRH toujours aussi écartelés entre les attentes des salariés et des DG

Christophe Bys

Publié le

La Cegos publie la troisième Radioscopie des DRH via son Observatoire. On y retrouve des DRH en plein paradoxe. Ils aiment leur métier mais font surtout ce qu'ils aiment le moins. Ils veulent être des partenaires des directions mais ces dernières les laissent souvent dans l'ignorance de leur stratégie. Et sur leur bureau, ils estiment qu'ils doivent d'abord développer les compétences et recruter. 

Les DRH toujours aussi écartelés entre les attentes des salariés et des DG
Le DRH est souvent bien seul. Mais il est content.
© Bethany Legg - Unsplash

C'est devenu un rituel. Régulièrement, la Cegos publie un baromètre sur la situation des DRH, qui montre à quel point cette fonction est difficile à tenir et paradoxale, entre leurs envies, les demandes qui leur sont faites et la perception des salariés. Un chiffre résume ce qui pourrait être un malaise : 44 % des DRH interrogés déclarent qu'il leur arrive d'agir contre leur éthique ou leurs valeurs.

Pour compléter le tableau, 64 % estiment que leurs horaires de travail explosent et 54 % éprouvent des difficultés à se déconnecter des situations vécues au travail. Et pourtant, ils aiment leur métier : ils lui mettent la note de 7,2 sur 10 quand on leur demande s'ils le recommanderaient à un ami. 88 % pensent que leur métier s'est enrichi et 76 % qu'il est devenu plus stratégique, quand 70 % disent qu'il est plus intéressant au quotidien. Rien d'étonnant donc si 68 % d'entre-eux espèrent être encore DRH dans 5 ans. 

Contradictions 

La contradiction du métier apparaît dans d'autres résultats. Par exemple, le classement comparé de ce qui les intéresse le plus et du poids des différentes activités. Le rôle administratif, qui les intéresse le moins, est celui qui prend 25 % de leur temps. Il ne leur reste plus que les trois quarts de leur temps pour les activités préférées comme le rôle de conseil sur le terrain auprès des managers (numéro 1)  et qui occupe 23 % de leur temps ou celui de partenaire stratégique qui n'occupe que 20 % de leur temps. 

Le baromètre montre aussi une attitude ambivalente des directions générales avec leur DRH. SI ces derniers ont conquis leur galon de business partner, on ne peut pas dire que tout va pour le mieux entre eux et leurs DG. 52 % d'entre-eux affirment se heurter au manque de vision sociale et d'anticipation de leur direction. 46 % - près d'un DRH sur deux - indique manquer de soutien de sa direction générale. 40 % dit manquer d'informations sur la stratégie de l'entreprise. Et 41 % indique manquer de liberté de parole auprès de sa direction générale. Rien d'étonnant donc si 38 % du panel indique se sentir seul et ne pouvoir parler à personne en cas de difficulté. 

Les chiffres plus que les Hommes

Quand on leur demande quels sont les principaux reproches faits aux DRH, ces derniers répondent l'insuffisante prise en compte des facteurs humains (43 %), la soumission à la direction générale (42%) ou la trop importante focalisation sur le droit et les chiffres (27%). Les salariés ne disent pas autre chose, ces items recueillant 34 %, 24 % et 19 % des réponses.

Les salariés semblent aussi regretter un manque de proximité avec les DRH qui seraient trop loin d'eux et de leurs préoccupations. 52 % des salariés estiment qu'un bon DRH doit avoir un bon relationnel, être à l'écoute, 47 % qu'il doit incarner une éthique, une rigueur morale et 45 % qu'il doit respecter ses engagements.Des qualités qui ne sont pas forcément au rendez-vous. Les salariés mettent la note de confiance de 5,5 sur 10 aux DRH, quand ceux-ci s'évaluent à 6,8. 

Les deux principaux enjeux des DRH actuellement concernent la transformation. En effet, 50 % d'entre-eux citent "porter les réorganisations et les restructurations" et 48 % "accompagner les projets de digitalisation et de transformation de l'entreprise". Côté enjeux strictement RH, ils mettent en avant le développement des compétences et de l'employabilité de tous et la fidélisation des talents. Autrement dit créer de la stabilité tout en accompagnant le changement, un travail qui demande décidément beaucoup de souplesse... 

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