Les difficultés du nucléaire français inquiètent le Royaume-Uni  

Selon la presse britannique, le Royaume-Uni s'intéresserait de près aux difficultés de la filière nucléaire française. Le pays s’inquiète des impacts qu’elles pourraient avoir sur ses propres projets de construction de nouveaux réacteurs confiés à EDF.

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Les difficultés du nucléaire français inquiètent le Royaume-Uni  

[Actualisation] - Le gouvernement Britannique a réagi aux propos du journal The Times qui évoquait le lancement d'une enquête secrète sur les retards de l'EPR en construction en France et les conséquences pour leur propres projets. Selon le Financial Times, l'étude en cours, menée par la major project authority, fait partie du suivi normal des grands projets menés sur le sol britanique. Par ailleurs, le gouvernement attend toujours à ce que les deux EPR d'Hinkley Point soient mis en service aux alentours de 2023.

Mardi, deux nouvelles sont venus ébranler le paysage nucléaire français. D’une part, Areva a annoncé qu’en raison d’une conjoncture extrêmement difficile et des retards d’encaissement de contrats, elle ne pourrait pas tenir ses perspectives financière 2015 et 2016. D’autre part, EDF a mis au jour un nouveau retard sur le chantier de l’EPR de Flamanville (Manche). Avec un an de délai supplémentaire, le réacteur entrera désormais en fonction en 2017, contre 2012 prévu au départ. La facture initiale de 3,3 milliards d’euros s’élevait jusqu’alors à 8,5 milliards. D’aucuns avancent déjà le franchissement des 10 milliards. EDF pointe clairement du doigt des retards du côté de son fournisseur Areva.

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Les malheurs du fleuron français de l’atome retentissent au-delà de l’Hexagone. A en croire, le journal The Times, le gouvernement britannique aurait ordonné l’ouverture d’une enquête en toute discrétion sur les conséquences des problèmes de la filière française sur leurs projets nucléaires.

Fin 2013, EDF et le gouvernement britannique s’entendaient pour que l’électricien français construise deux EPR sur le site d’Hinkley Point pour 19 milliards d’euros. En échange, le pays lui garantissait des tarifs de rachat sur trente ans. L’enjeu est majeur pour la filière nucléaire française, qui n’avait plus lancé de construction d’EPR depuis 2008 (en Chine). Il ne l’est pas moins pour le Royaume, qui fait face au défi de la fin de vie de son parc nucléaire actuel. La centrale de Hinkley Point devrait fournir 7 % de l’électricité nationale.

Pas d’inquiétude selon le gouvernement français

Aujourd’hui, plusieurs observateurs britanniques s’inquiètent de la capacité du groupe français à tenir les délais annoncés de mise en service en 2023. L’EPR finlandais d’Olkiluoto affiche 9 ans de retard, le français 5 ans de retard. Les Britanniques s’inquiètent également de la capacité de financement du projet. Areva est censé y participer à hauteur de 10 %.

Côté français, on rassure. On rappelle que les deux EPR en construction en France et en Finlande sont des têtes de série. Les réacteurs chinois ont bénéficié du retour d’expérience des premiers modèles et ont pu tenir leur calendrier et budget. Le gouvernement assure aussi qu’il n’y a pas de danger autour d’Areva. Mercredi 19 novembre, le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, assurait : "il n'y a pas d'inquiétude, d'angoisse à avoir sur l'activité industrielle d'Areva, sur le fait que c'est une activité pérenne et pour nous une des priorités."

Ludovic Dupin

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