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Le réseau Swift, autre point d'achoppement pour poursuivre les échanges avec l'Iran

Arnaud Dumas , , ,

Publié le

Swift, le réseau international de communication interbancaire, fait partie des passages obligés pour les flux financiers internationaux. Avec les sanctions américaines contre l’Iran, le réseau risque de se bloquer. Le ministère de l’Économie cherche une solution alternative pour permettre à l’Europe de financer ses échanges avec l’Iran.  

Le réseau Swift, autre point d'achoppement pour poursuivre les échanges avec l'Iran
Les flux financiers internationaux passent en majorité par le système de messagerie interbancaire Swift.
© PSA

La décision américaine de sortir de l’accord sur le nucléaire iranien a semé la panique à Bercy. Le ministère de l’Économie et des finances cherche par tous les moyens, politiques, techniques, juridiques, à préserver les intérêts des entreprises françaises dans la région. Notamment pour garantir la continuité des flux économiques et financiers entre les deux pays. Les services de Bercy travaillent sur les moyens de contourner l’influence du dollar sur les échanges commerciaux, pour ne pas risquer de prêter le flanc aux sanctions américaines.

Le ministère de l’Économie regarde attentivement Swift, le dispositif de messagerie interbancaire international, qui permet de valider les flux financiers. Avec pour objectif de trouver un moyen de se passer de ce mécanisme, dans lequel les banques américaines sont parties prenantes. Les pistes sont pour l’instant floues, entre un système complètement parallèle ou pas de système du tout.

Une norme mondiale

"Swift est un réseau qui a émergé comme la norme permettant les échanges d’information entre les banques sur les flux financiers", explique Nicolas Fleuret, associé chez Deloitte spécialisé dans la réglementation financière. Il s’est imposé comme le réseau mondial d’échanges entre les banques.

En 2012, l’Union européenne avait demandé à Swift de cesser son activité avec les banques iraniennes, par mesure de sanction contre l’activité nucléaire du pays. Le système interbancaire a ensuite été rétabli en 2016, suite à l’accord signé en 2015. Les échanges en dollars n’étaient toutefois toujours pas autorisés, les États-Unis n’ayant pas levé toutes les sanctions économiques applicables à l’Iran.

Swift, créé à l’initiative des banques dans les années 70, est un système coopératif basé à Bruxelles en Belgique. Il est aujourd’hui utilisé par plus de 11 000 établissements financiers dans 200 pays dont, bien sûr, les États-Unis. Les banques françaises, dont les activités sont mondiales, hésitent donc à valider des flux vers l’Iran sous peine de se retrouver sous le coup de la législation américaine. Trouver des alternatives à ce réseau risque de s’avérer complexe pour l’Europe. Bruxelles cherche des solutions du côté de la Banque européenne d’investissement. Mais cela suffira-t-il ? "Swift est principalement un canal dans lequel passent des informations", remarque Nicolas Fleuret. "Le sujet principal reste le poids du dollar dans les échanges internationaux."

 

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