Les dessous technos de la triche de Volkswagen

Le géant allemand Volkswagen est accusé aux Etats-Unis d’avoir utilisé un logiciel espion qui n’active le système anti-pollution que lors des contrôles d’émissions. Un stratagème qui permet au constructeur automobile d’éviter que ses voitures diesel consomment plus lorsqu’elles roulent, mais dont il aurait pu pourtant se passer en investissant dans des technologies plus performantes.

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Le constructeur automobile allemand Volkswagen aurait placé un logiciel espion sur certains de ces véhicules diesel aux Etats-Unis pour n’activer le système anti-pollution que lors de certaines situations, comme lors des contrôles anti-pollution. "Un logiciel sophistiqué placé sur certains véhicules Volkswagen détecte quand la voiture est en train du subir un test d’émissions, et enclenche le système de contrôle d’émissions pendant le test", détaille l’EPA dans un communiqué datant du 18 septembre."L’efficacité de ces systèmes de contrôle de pollution est grandement réduite pendant les situations normales de conduite. Pour conclure, ces voitures respectent les standards d’émissions en laboratoire ou pendant les contrôles, mais émettent près de 40 fois plus d’oxydes d’azote (NOx) que les standards imposés pendant les phases normales de conduite".

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Mais pourquoi, si le système antipollution placé sur les véhicules Volkswagen fonctionne, vouloir en restreindre l’efficacité quand le véhicule roule normalement ? "Une hypothèse pourrait être que le système anti-pollution augmente la consommation de la voiture", avance un expert en système de dépollution automobile du CNRS. "C’est un gros problème des véhicules diesel et essence modernes. Pour éliminer les oxydes d’azote, il y a besoin de renvoyer des hydrocarbures et donc d’augmenter la consommation de plusieurs pourcents, ou autrement dit, de diminuer le rendement du moteur".


Paradoxalement, la diminution des émissions d’oxyde d’azote implique donc l’augmentation des émissions de CO2… Pourtant d’autres systèmes existent grâce auxquels il n’y a pas besoin de choisir entre faibles émissions d’oxydes d’azote et meilleur rendement du moteur. C’est le cas du système de réduction catalytique sélective (SCR), qui utilise une solution aqueuse d’urée. "Intégrer ce système dans des véhicules n’est pas facile, mais cela a été fait. Il a été d’abord expérimenté et généralisé sur des camions et se trouve aujourd’hui sur quelques voitures [dont PSA en 2013, précurseur en la matière, NDLR]. [...]

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