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Quotidien des Usines

Les derniers pneus poids lourd de Michelin sont sortis de l'usine de Joué-lès-Tours...

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Publié le , mis à jour le 18/12/2014 À 19H38

Made in France Michelin met fin à la fabrication de pneus poids lourd à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire). Le manufacturier va investir 22 millions d'euros pour reconfigurer l'usine vers des productions amont.

Les derniers pneus poids lourd de Michelin sont sortis de l'usine de Joué-lès-Tours... © DR

La dernière série de pneus poids lourds est sortie des chaines de production de l'usine Michelin de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) jeudi 18 décembre. En l'occurrence, il s'agit de pneus destinés aux engins de travaux publics. Cet événement marque la fin de l'activité poids lourds annoncée en juin 2013, et son transfert à La Roche-sur-Yon (Vendée) pour l'essentiel. Elle avait entraîné la suppression de 706 emplois.

Située le long de la rocade ouest de l'agglomération de Tours, cette usine ne disparait pas pour autant. Michelin va "concentrer ses forces" sur 8 des 32 hectares du site, explique Olivier de Chassey, directeur de l'usine depuis octobre. Le manufacturier entame en janvier un chantier de 22 millions d'euros, qui comprend, entre autres, une nouvelle chaufferie et 2 millions de procédés et outillages.

Relocalisation de production

Le fabricant de pneumatiques veut développer les activités de membranes, qui servent à cuire les pneus, de calendrages (filières métalliques imprégnées de caoutchouc) et de flaps (fonds de jantes livrés aux constructeurs automobiles). Dans le cas des flaps, l’usine de Joué-lès-Tours assurera 90 % de la production du groupe. "Le site est à ce point compétitif que Michelin a décidé de relocaliser des productions de Thaïlande", insiste Olivier de Chassey. 200 personnes sont employées dans ces ateliers.

"Nous démantèlerons le reste du site à partir d'octobre 2015 afin de le proposer à la vente en 2016, en priorité auprès d'autres acteurs industriels", indique Olivier de Chassey. Ce démantèlement, dont le chiffrage est en cours, est estimé à une vingtaine de millions d'euros.

Le suivi des emplois supprimés

Sur les 706 salariés dont l’emploi a été supprimé, 380 bénéficient de départs en retraite anticipés, 162 salariés ont accepté une mutation dans une autre usine Michelin, dont une majorité à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). 166 salariés ont été licenciés économiques. Après un suivi par des ateliers de transition professionnelle financés par Michelin, "30 % ont retrouvé du travail au bout de six mois", assure Olivier de Chassey. Un an et demi après l'annonce de ce plan de sauvegarde de l'emploi, une cinquantaine de salariés est toujours en recherche d'emploi ou en formation.

Stéphane Frachet

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