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L'Usine Agro

Les députés souhaitent une évolution de l’abattage rituel

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Assouplir l’abattage rituel, installer des caméras de contrôles, moderniser les équipements industriels... La commission d'enquête parlementaire sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie a dévoilé le 20 septembre 65 propositions pour améliorer l’abattage en France.

Les députés souhaitent une évolution de l’abattage rituel © Grâce à la RFID, SVA Jean Rozé suivra ses produits de l’abattage à la livraison.

"Des évolutions sont possibles et sont souhaitables en matière d’abattage rituel, malgré les réticences des cultes juifs et musulmans", a insisté le 20 septembre Olivier Falorni, député de Charente-Maritime, en présentant les 65 propositions du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français. Ces deux religions préconisent que les animaux soient abattus vivants, sans étourdissement. Selon le député radical de gauche des solutions existent, compatibles avec la réglementation et le respect des cultes, pour répondre aux enjeux de protection animale.

La commission propose une modification du code rural. "Nous souhaitons préciser qu’il y a trois techniques possibles, la jugulation sans étourdissement, l’étourdissement réversible avant jugulation et l’étourdissement immédiat post jugulation" a précisé Jean-Yves Caullet, rapporteur de la commission. Le groupe Bigard teste actuellement un système d’étourdissement réversible dans son abattoir de Castres (Tarn). L'association L214, qui avait déclenché la polémique au printemps sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie, a justement lancé ce 20 septembre une pétition demandant au gouvernement "d'interdire l'abattage des animaux sans étourdissement préalable". Elle a également diffusé de nouvelles images chocs réalisées pendant les fêtes rituelles de l'Aïd. La commission préconise de "prévoir, sous le contrôle de l'Etat, une formation pratique des "sacrificateurs" et de subordonner l'agrément religieux à la détention établie de cette compétence technique.

Des contrôles vidéos

Parmi les autres mesures proposées dans le rapport figurent l’accroissement des contrôles et la transparence des abattoirs. La commission propose de rendre obligatoire l'installation de caméras "dans toutes les zones des abattoirs dans lesquelles des animaux vivants sont manipulés" et une aide financière pour l'installation des caméras dans les petits abattoirs". Selon la commission, 80 % des animaux de boucherie tués en Grande-Bretagne le sont sous l’œil de caméras. "Ce contrôle vidéo doit être encadré par la loi afin d'en délimiter strictement les finalités et éviter qu'il devienne un outil de surveillance des salariés", a assuré Olivier Falorni. Pour lui, "il s’agit d’un outil de prévention, de contrôles mais aussi de formations".

Aider à la modernisation des équipements

La commission propose également "d'augmenter le recrutement de vétérinaires et des techniciens supérieurs du ministère de l'Agriculture" ce qui pourra permettre de rendre obligatoire dans les abattoirs de plus de 50 salariés "la présence permanente d'un agent des services vétérinaires aux postes d'étourdissement et de mise à mort". Elle estime également que des comités locaux de suivi devraient être créés auprès de chaque abattoir. Ils réuniraient "les élus locaux, les exploitants d'abattoirs, les éleveurs, les services vétérinaires, les bouchers, les associations de protection animale et de consommateurs, ainsi que les représentants religieux dans la mesure où il est pratiqué un abattage rituel".

Enfin, les membres de la commission ont constaté un "manque d’investissements inquiétants dans certains établissements (...), susceptibles d’entrainer des problèmes de maltraitance animale". Ils proposent d’abaisser à 100 000 euros le seuil des dépenses éligibles à l’appel à projets "reconquête de la compétitivité des outils d’abattage et de découpe" dans le cadre du programme des investissements d’avenir.

Adrien Cahuzac

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