Les départementales, les Français optimistes sur l'avenir de l'industrie, Louis Gallois... la revue de presse de l'industrie

,

Publié le

Au lendemain du second tour de scrutin, la presse revient ce matin sur la victoire de la droite aux élections départementales. Dans le reste de l'actualité, alors que s'ouvre la semaine de l'industrie les Français se disent optimistes concernant l'avenir du secteur et pour Louis Gallois l'Etat doit rester au capital de PSA.

Les départementales, les Français optimistes sur l'avenir de l'industrie, Louis Gallois... la revue de presse de l'industrie © Le Figaro

Départementales : la gauche encaisse une sévère défaite face à la droite, le FN déçu

L'heure du bilan. "Triomphe de la droite, débâcle de la gauche, déception pour le FN", résume ce matin France 24 au lendemain du second tour des élections départementales. Une bonne opération pour Nicolas Sarkozy, revenu à la présidence de l'UMP : grâce à l'union à droite (UMP, UDI voire par endroits le MoDem), son parti remporte en effet une très nette victoire, en raflant la majorité des départements.  

Tout un symbole, la gauche perd les fiefs du président de la République et du Premier ministre : la Corrèze de François Hollande et l'Essonne de Manuel Valls. La droite s'empare également de départements d'élection ou d'anciens fiefs d'autres barons socialistes (la Seine-Maritime de Laurent Fabius, le Nord de Martine Aubry, la Saône-et-Loire d'Arnaud Montebourg, les Deux-Sèvres de Ségolène Royal) ou encore les Côtes d'Armor et les Bouches-du-Rhône.

Le FN échoue de son côté à conquérir des départements. Le parti d'extrême droite, qualifié pour le second tour dans plus de 1 100 cantons, n'a notamment pas réussi à s'imposer dans les deux départements qu'il lorgnait, le Vaucluse et l'Aisne.

A noter enfin que la Lozère, département le moins peuplé de France, est le seul à passer à gauche. Enfin, le PCF perd l'Allier qu'il dirigeait depuis 2008 mais conserve le Val-de-Marne, ancien fief de Georges Marchais.

"La gifle" titre ce matin Aujourd'hui en France, "Battu mais content" pour Libération, avec des photos de Manuel Valls à la une.

 
"L'UMP en force, le PS en miettes", titre de son côté le Figaro, pour qui l'ancien président de la République remporte son duel à distance face à l'actuel chef de l'Etat.
 
Les Français jugent leur industrie "compétitive"
 
Alors que s'ouvre ce lundi 30 mars la semaine de l'industrie avec de nombreux évènements partout en France, Le Figaro revient sur un sondage mené par OpinionWay pour l'Union des Industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) montrant que les Français ont une meilleure image du secteur. "La moitié des sondés estime en effet que l'industrie, considérée comme 'compétitive', se développera dans les prochaines années, contre un tiers il y a trois ans".

Pour le quotidien, il s'agit d'un "résultat encourageant pour l'UIMM, qui a justement décidé de faire de la technologie le maître mot de ses campagnes de communication, destinées à combler les besoins de recrutement immenses dans son secteur, la métallurgie, et ses clients (aéronautique, automobile, construction navale, électroménager...)". Plus de 100.000 postes seraient ainsi à pourvoir chaque année d'ici 2020, pour remplacer des salariés qui partent à la retraite mais également pour trouver des compétences nouvelles autour des nouvelles technologies de production, des robots aux imprimantes 3D.

Pour Louis Gallois, l'Etat doit rester au capital de PSA

Invité du grand rendez-vous Europe 1/ Le Monde/ i-Télé, le président du Conseil de Surveillance de PSA Peugeot Citroën Louis Gallois est notamment revenu sur le nouveau contrat social mis en place dans l'entreprise, et également sur la participation de l'Etat au capital du groupe. Comme l'indique Boursier.com, Louis Gallois a notamment évoqué "la bonne affaire financière de l'Etat français" mais s'est refusé à donner la moindre indication quant à sa sortie du capital, évoquant du bout des lèvres la possibilité d'un positionnement long terme au tour de table. :  "L'Etat a fait plutôt une très bonne affaire, puisqu'il a apporté 800 millions d'euros qui en valent 2 milliards aujourd'hui. Deuxièmement, il équilibre la présence des Chinois, et rassure ceux qui craignaient que l'entreprise ne change de nature. L'Etat n'a pas fixé de date de sortie et fera ses choix. Il peut être un actionnaire de long terme. Il est bien chez Renault depuis très très longtemps !". 

"L'état est actionnaire du fait de l'entreprise, et parce qu'il fallait créer un certain équilibre avec l'entrée de l'actionnaire chinois. Ce que fera l'Etat dans les années à venir, une fois que l'entreprise sera définitivement stabilisée et sera repartie dans une dynamique de croissance, c'est à lui d'en juger. Ce n'est pas au Conseil de surveillance de le dire !", a ajouté le Président de Peugeot PSA Citroën avant de conclure : "Je pense que l'Etat doit rester au capital tant qu'il est utile".

Forte baisse des ventes de cigarettes électroniques

"Après trois années de succès incontesté pour les cigarettes électroniques, les ventes chutent violemment", a indiqué ce dimanche le JDD. Citant "plusieurs sources de marché", le journal explique que "les volumes se sont effondrés de 30% en moyenne en France au dernier trimestre 2014 par rapport aux trois derniers mois de 2013", avec un décrochage allant jusqu'à 50% dans certaines boutiques. C'est la fin d'une mode pour Gérard Bohélay, le patron des buralistes parisiens, le JDD précisant que e nombre de fumeurs quotidiens de e-cigarettes s'est stabilisé à 1,5 million, et celui des vapoteurs occasionnels à 3 millions. 

Julien Bonnet

 

 

 

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte