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L'Usine de l'Energie

Les défis du raccordement pour RTE dans l'éolien offshore

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Le gestionnaire du réseau électrique haut débit RTE mènera six chantiers d'un montant global de 1,2 milliard d'euros. Il avance dans le même temps en R&D sur les contraintes techniques spécifiques à l'éolien flottant.

Les défis du raccordement pour RTE dans l'éolien offshore © D.R.

Les six parcs éoliens annoncés sur le littoral français ouvrent de vastes chantiers pour RTE. Le gestionnaire du réseau électrique haut débit français estime à 1,2 milliard d'euros le montant des travaux pour relier à la terre les productions électriques des champs d'éoliennes issus des deux premiers appels d'offres : Fécamp (Seine-Maritime), Courseulles (Calvados), Guérande (Loire-Atlantique), Saint-Brieuc (Côtes-D'Armor), Yeu-Noirmoutier (Vendée) et Dieppe-Le Tréport (Seine-Maritime).

Selon le modèle français, ce sont les opérateurs des sites qui financeront le raccordement mais c'est RTE qui réalisera les travaux et assurera la maintenance de ces câbles. Au total, ce sont 150 km de câbles sous-marins, qui devront être posés, ensouillés, enrochés ou protégés par une couche de béton. Ces câbles seront prolongés à terre par 126 km de câbles enfouis.

La durée des travaux

Pour le raccordement au réseau, il sera nécessaire de créer trois postes de 225 KV et d'en étendre trois autres. On sait déjà sur quelles plages se fera l'atterrage de ces câbles triphasés, de 30 centimètres de diamètre. Dans le meilleur des cas, les travaux débuteraient en 2017 ou 2018 selon les champs pour s'achever en 2020 ou 2021, mais c'est sans compter d'éventuels recours ou autres causes de retard. C'est là une contrainte importante car les industriels fabricant du câble haute-tension sont peu nombreux et très sollicités par des projets internationaux d'interconnexion. "La consultation des câbliers pourrait prendre beaucoup de temps", dit RTE. "L'autre enjeu est de retenir les bateaux pour la pose, inexistants en France est dont la location varie entre 150 et 300 000 euros par jour", mentionne Olivier Grabette, membre du directoire de RTE chargé de ce dossier.

Les coquilles Saint-Jacques comme bio-indicateur

Pendant ce temps, RTE mène plusieurs programmes de recherche liés au raccordement dont Emodi, sur la maintenance préventive des câbles, en lien avec l'Ecole centrale Nantes, le CEA et Nexans. L'enjeu est de localiser des défauts du câble en profondeur, notamment grâce à la fibre optique. D'autres études sont conduites, avec des laboratoires universitaires, sur les coquilles Saint-Jacques, "bio-indicateur fiable des phénomènes de pollution ou de stress électrique", note Olivier Grabette. Depuis cinq ans, RTE travaille aussi sur une plateforme de simulation de l'insertion des énergies renouvelables sur le réseau (Smarte).

L'autre défi est la conception de câbles dynamiques ou "ombilicaux" pour les éoliennes flottantes, capables de répondre à des contraintes hydrodynamiques fortes. Des prototypes seront testés sur le site d'essais Sem-Rev, de l'Ecole centrale de Nantes, au large du Croisic. Les noms des lauréats, pour les quatre zones propices à l'éolien flottant devraient être annoncées avant l’été.

Emmanuel Guimard

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