Les défaillances d'entreprises à un niveau record en 2013

Les défaillances d'entreprises ont atteint un record l'an passé en France et leur nombre devrait se stabiliser à un niveau élevé en 2014 faute d'une croissance suffisante de l'activité économique, a indiqué la Coface ce mercredi 12 février. Les défaillances ont fortement augmenté dans les secteurs de la distribution et du transport de marchandises mais aussi dans l'électronique. La chimie s'est distinguée avec un recul de 3,3%, qui a été plus prononcé encore (-5,7%) pour le sous-secteur pharmacie.

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Les défaillances d'entreprises à un niveau record en 2013

63 452 : c'est le nombre d'entreprises qui ont été placé en redressement ou une liquidation judiciaires en 2013, selon les données diffusées par la Coface ce mercredi 12 février. Ce chiffre affiche une augmentation de 5,3% par rapport à 2012 et de 0,4% par rapport à 2009, année du précédent record. En janvier dernier, l'assureur-crédit Euler Hermes avait de son côté fait part du défaut en 2013 de 4 880 entreprises ayant un chiffre d'affaires de plus de 1 million d'euros, un chiffre déjà proche du niveau record enregistré en 2009.

Légère accalmie au quatrième trimestre

Dans son étudue, la Coface note toutefois que le taux des défaillances est resté stable (0,8%) par rapport aux années d'avant-crise grâce à un stock d'entreprises qui continue de croître. L'assureur-crédit ajoute que le quatrième trimestre a connu une légère accalmie après un printemps et un été meurtriers.

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Les entreprises de petite taille ont particulièrement souffert l'an passé avec des hausses de 5,2% pour les micro-entreprises, de 5,8% pour les TPE et de 8,2% pour les PME. Les défaillances ont revanche diminué de 4,9% pour les entreprises de taille intermédiaire (ETI), qui avaient connu une année 2012 particulièrement rude.

Le coût financier associé aux défaillances, à savoir l'encours des dettes fournisseurs des entreprises touchées, a augmenté de 10,4% par rapport à 2012, à 4,82 milliards d'euros, une hausse qui tient en partie aux difficultés de deux grandes entreprises, le transporteur Mory-Ducros et le fabricant d'électroménager FagorBrandt. Leur coût social a de même progressé de 6,3% avec 211 716 emplois menacés, un total proche de celui de 2009 (213 665)

L'électronique et la distribution à la peine

Les secteurs exposés à la consommation ont connu une année 2013 difficile : +9,7% pour les défaillances dans la distribution, plus particulièrement la distribution spécialisée (librairies, meubles, jouets, fleuristes), +9,2% pour l'électronique-informatique-télécommunications et +6,1% pour les services aux particuliers, dont la restauration.

"Le transport routier de marchandises connaît des difficultés conjoncturelles, mais aussi structurelles. La concurrence vive des routiers des pays d'Europe de l'Est et une structure de coût assez lourde freinent son développement", explique l'assureur-crédit.

Le secteur de la chimie poursuit quant à lui son rétablissement avec un recul des défaillances de 3,3% entre 2012 et 2013, qui a été encore plus prononcé (-5,7%) pour le sous-secteur pharmacie.

Un niveau de croissance encore trop faible en 2014

L'année 2014 a bien commencé, avec un nombre de défaillances sur 12 mois qui revient à 62 990 à fin janvier.

Mais la faible hausse du PIB attendue cette année fait qu'un recul marqué est improbable. Les économistes de la Coface estiment ainsi qu'une croissance annuelle de 1,6% est nécessaire pour stabiliser les défaillances, alors qu'ils l'anticipent pour leur part à tout juste 0,6% (contre 0,9% prévu par le gouvernement).

Avec Reuters

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