L'Usine Aéro

Les déboires du 787 ne profiteront pas à Airbus... à court terme

Hassan Meddah , ,

Publié le

Les déboires du 787 feront-ils les bonnes affaires d’Airbus ? Pas si sûr à en croire les responsables de l’avionneur européen, réunis à Toulouse le 17 janvier pour la conférence annuelle de résultats.

Les déboires du 787 ne profiteront pas à Airbus... à court terme © S. Ramadier - Airbus

Sommaire du dossier

La Federal Aviation Administration (FAA), l'autorité américaine en charge de la sécurité aérienne, a pris dans la nuit de mercredi à jeudi une Consigne de Navigabilité Urgente (CNU) et recommandé à tous les opérateurs du Dreamliner d'annuler tous les vols pour des raisons de sécurité.

Un revers pour Boeing, mais Airbus ne pense pas en profiter pour transformer en commandes les déboires de l'avion de son rival. "C’est une question théorique à laquelle je ne souhaite pas répondre. Honnêtement, je souhaite que nos collègues de Boeing pourront remettre en vol leur avion (…) !  Je ne parie pas sur les difficultés d’un concurrent pour construire le succès d’Airbus", a expliqué Fabrice Brégier, PDG du groupe, à l’occasion du bilan 2012 de son groupe.

Le dirigeant a souligné qu’il était trop tôt pour tirer des conclusions de la décision de la FAA. "Ils ont donné la priorité à la sécurité aérienne".

Même le très agressif directeur commercial d’Airbus, John Leahy, ne voit pas à court terme d’opportunités commerciales liées aux difficultés de Boeing. "La question n’est pas de savoir si cela va leur faire perdre des contrats. Ils n’en perdront pas. Les compagnies clientes qui ont fait le choix de sélectionner le 787 ont beaucoup investi dans la formation de leurs pilotes et dans des infrastructures adaptées", explique le dirigeant.

Cependant à long terme, il pense que les choix technologiques plus conservateurs d’Airbus, dont l’avion embarque moins d’équipements électriques, sera payant. "Ces technologies sont couteuses à mettre au point pour l’avionneur, et couteuses à l’entretien pour les compagnies aériennes", explique-t-il.
 
Lancé plus tôt, le 787 de Boeing s’est pour l’instant mieux vendu que l’A350 XWB d’Airbus. L’avion américain a enregistré plus de 850 commandes contre environ 580 pour l’appareil européen.

Hassan Meddah

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Notre sélection : Les écoles d'ingénieurs, vivier préféré de l'industrie

Nous suivre

 
 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte