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L'Usine Auto

Les cybercars, les transports en commun de demain

Publié le

« Dans un monde idéal, il y aurait des métros, des trams et des véhicules écologiques collectifs », selon Michel Parent, chef du projet Cybercar de l’Institut national de recherche en informatique et automatique (INRIA). Son équipe, d’une soixantaine de personnes, travaille sur l’élaboration de véhicules sans chauffeur, dans le cadre du projet européen CityMobil, destiné à développer les moyens de transport en commun de demain. A l’instar de CyCab, en démonstration à Clermont-Ferrand le 17 septembre dans le cadre de la Semaine de la mobilité.

Les cybercars, les transports en commun de demain © Inria

« Comme dans un ascenseur »

Guidé par un ordinateur qui prend en charge son fonctionnement global, CyCab roule, s’arrête ou tourne à gauche ou à droite grâce à des capteurs installés sur sa structure. « Pour l’heure, nous testons différentes techniques. Pour faire venir le véhicule, il pourrait être possible de l’appeler par téléphone par l’intermédiaire d’un service ou par un interface graphique », explique Michel Parent à l’initiative du projet. Une fois à l’intérieur du CyCab, « tout fonctionne comme dans un ascenseur », précise-t-il. Les passagers auront un plan de la ville interactif pour indiquer la destination voulue, mais pourront aussi entrer l’adresse précise.

Pour se déplacer, le véhicule suit le marquage au sol à l’aide d’un laser à balayage et d’une caméra avec deux objectifs. A partir des images prises sous différents angles, la stéréovision permet de définir les formes et positions d’objets et délimiter l’environnement immédiat du véhicule. Via Internet et un routeur mobile, il peut se connecter à d’autres véhicules sans fil ainsi qu’à un central de gestion de la circulation et ainsi éviter tout accident ou étudier le trafic en temps réel et modifier sa trajectoire pour arriver au plus vite à destination, en évitant les embouteillages. Un GPS différentiel temps réel guide le véhicule à quelques centimètres près à travers la ville. « Toutes les technologies utilisées dans le véhicule de demain sont issues de l’information et la communication. C’est pour cela que l’Inria a monté ce projet »

Destinés aux sites privés

Reste que le développement de ce genre de véhicules n’est pas possible sur la chaussée publique. Selon la convention de Vienne de 1963, les véhicules circulant sur la voie publique doivent avoir un chauffeur. « Nos véhicules seraient destinés dans un premier temps à des sites privés comme les campus universitaires, les parcs d’attractions ou les grandes entreprises », commente Michel Parent. Pour l’heure, des cybercars circulent à l’aéroport d’Heathrow à Londres. Mais l’Inria a transféré des compétences à des industriels, intéressés par ces systèmes de déplacement. Parmi eux, Robosoft, leader européen de la robotique, qui a équipé le site de Vulcania entre autres.

Quant à son développement à grande échelle, « il est lié au développement du marché de l’électrique », confie Michel Parent. A l’heure actuelle, les cybercars coûtent au minimum 100 000 euros l’unité, mais s’ils sont produits dans des quantités comparables à celles des véhicules actuels, ils pourraient valoir la même somme, autour de 30 000 euros. « Ils pourraient être utilisés dans une ville comme Paris d’ici 20 ou 30 ans. Nous discutons déjà avec des candidats à l’appel d’offres Autolib, qui ont besoin de techniques pour déplacer à vide les véhicules, problème que nous avons résolu », précise le porteur du projet.



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1 commentaire

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17/09/2009 - 15h40 -

Le concept laisse réveur, mais j'aurais peur d'avoir un accident... A qui incombe la responsablilité ?
Les priorités seront-elles respectés. En tout cas fini la grève des transports en commun !!!
Une bonne nouvelle alors ...
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