Les cours du pétrole terminent en recul de plus de 4% à New York

NEW YORK (Reuters) - Le pétrole brut léger américain a terminé en baisse de plus de 4% sur le marché new-yorkais, son recul le plus marqué depuis plus de huit mois, qui s'explique par le renchérissement du dollar à la suite de la décision de la banque centrale chinoise de relever ses taux d'intérêt.

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Les cours du pétrole terminent en recul de plus de 4% à New York

Le contrat novembre a fini sur une perte de 3,59 dollars, soit 4,32%, à 79,49 dollars le baril. Il s'agit, en pourcentage, de la plus forte baisse quotidienne depuis le 4 février 2010.

Au moment de la clôture du New York Mercantile Exchange, le Brent cédait 3,25 dollars (-3,85%) à 81,10 dollars.

La Banque populaire de Chine a surpris les marchés avec une première hausse des taux directeurs depuis près de trois ans, une décision qui atteste de ses craintes vis-à-vis de l'inflation et de la spéculation.

La perspective de voir cette décision de politique monétaire se traduire par un ralentissement de la croissance économique chinoise a pesé sur l'ensemble des matières premières et, sur le marché des changes, elle a conduit les intervenants à se défaire de devises jugées risquées telles que l'euro et le dollar australien pour trouver refuge auprès du dollar américain.

Comme ce dernier est la monnaie utilisée dans les transactions sur les marchés pétroliers, toute hausse du billet vert se traduit généralement par une baisse de l'or noir.

Le rare élément de soutien de marché a été la poursuite de la grève dans les raffineries françaises ainsi que celle dans le port pétrolier de Fos-Lavera, près de Marseille, fermé depuis 23 jours.

Les investisseurs attendent maintenant les chiffres des stocks aux Etats-Unis. Les réserves de brut hebdomadaires sont attendues en hausse pour la deuxième fois en trois semaines, à +1,9 million de barils, selon la prévision moyenne de 16 analystes interrogés par Reuters.

Les stocks d'essence sont en revanche vus en baisse de 1,3 million de barils et ceux de produits distillés en recul de 800.000. L'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) publiera ses données hebdomadaires mercredi.

Robert Gibbons, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot

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