Les cours du brut finissent en nette baisse à New York

NEW YORK (Reuters) - Les cours du pétrole ont fini en forte baisse, mercredi, sur le marché new-yorkais, pénalisés par la hausse plus forte que prévu des stocks d'essence et de produits distillés aux Etats-Unis la semaine dernière.

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Les cours du brut finissent en nette baisse à New York

Le contrat septembre sur le brut léger américain a fini en baisse de 2,23 dollars, ou 2,78%, à $78,02 le baril sur le New York Mercantile Exchange. En deux jours, le contrat sur le brut a reculé de 3,46 dollars, soit 4,25%, la plus forte baisse sur deux séances en plus de cinq semaines.

Au moment de la clôture à New York, le baril de Brent reculait de 2,01 dollars, ou 2,53%, à 77,59 dollars.

Selon les chiffres publiés mercredi par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), les stocks de produits raffinés ont augmenté davantage que prévu lors de la semaine au 6 août, en dépit de la baisse de 3,1 points de pourcentage du taux d'utilisation des capacités de raffinerie.

Les stocks d'essence ont augmenté de 409.000 barils alors que le marché tablait sur une hausse de 200.000 barils. Les réserves de produits distillés, qui incluent le fioul domestique, ont parallèlement progressé de 3,46 millions de barils, soit deux millions de barils de plus qu'attendu.

Ces chiffres ont fait passer au second plan le recul de trois millions de barils des stocks de brut.

"Le point à retenir de la statistique est la hausse plus forte que prévu des produits (raffinés) en dépit de la baisse des taux de raffinage, ce qui montre combien la demande est faible aux Etats-Unis", souligne Mike Zarembski d'OptionsExpress.

Avant la publication de la statistique, les cours étaient déjà sous pression, sous le coup de la révision à la baisse du diagnostic de la Fed et de la publication de statistiques chinoises traduisant un ralentissement de la croissance.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a par ailleurs indiqué que la demande mondiale de pétrole devrait légèrement augmenter d'ici la fin de cette année et en 2011 mais en prévenant que cette hausse pourrait être remise en question si la croissance économique était plus faible que prévu.

Robert Gibbons, Gwénaelle Barzic pour le service français

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