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[Les coulisses des évènements de l'été] À Disneyland Paris, la magie est servie par la technologie

Simon Chodorge , ,

Publié le

Images Du 10 juin au 30 septembre, Disneyland Paris inaugure la version rénovée du Studio Theater avec un spectacle dédié aux super-héros de l'univers Marvel. Pour le divertissement et la flexibilité, le parc à thèmes parie sur les nouvelles technologies. Première destination touristique européenne, Disneyland Paris est la vitrine d'une gigantesque multinationale.

[Les coulisses des évènements de l'été] À Disneyland Paris, la magie est servie par la technologie
La salle fraîchement rénovée du Studio Theater du Parc Walt Disney Studios à Chessy (Seine-et-Marne).
© Marc Veillard

Après un an de rénovation, Disneyland Paris a rouvert le 10 juin la salle de spectacles du Parc Walt Disney Studios à Chessy (Seine-et-Marne). L’ancien CinéMagique est devenu le Studio Theater, un nouvel écrin axé sur la technologie. Jusqu’au 30 septembre, le théâtre flambant neuf joue le spectacle “Marvel : L’Alliance des Super Héros”. À l’issue d’une représentation, nous avons tenté de percer les mystères de “la magie Disney”.

Pour certains, le lieu est synonyme de décors féériques. Pour d’autres, il évoque la surconsommation. Première destination touristique européenne, le parc à thèmes est une véritable usine à divertissements. Avec 15 000 salariés pour plus de 500 métiers, Disneyland Paris revendique aussi le titre de premier employeur privé de Seine-et-Marne.

En parallèle, la société mère du site, The Walt Disney Company, n’a cessé d’étendre son catalogue. En 2009, elle a racheté Marvel et ses super-héros costumés ; en 2012, Lucasfilm et la franchise Star Wars ; à ce jour, elle s’apprête à avaler 21st Century Fox pour 71,3 milliards de dollars. Vitrine de cet empire, Disneyland Paris veut être à la pointe de l’industrie des loisirs.

1 kilomètre carré de surface média

Sur la scène du Studio Theater, le spectacle est une débauche de nouvelles technologies. En plein mois d’août, la salle de plus de 900 places affiche naturellement complet. Devant un public très familial, les super-héros entrent en scène. Des voiles de fumée, des pétards pour les explosions et des câbles pour faire voler Iron Man… Les effets classiques sont toujours là. La vraie différence est dans les décors, puisqu’il n’y a presque aucun élément physique.

Sur les côtés, sur le sol de la scène, sur l’arche de la scène… La salle de spectacle offre un espace de projection à 180 degrés. Derrière les personnages, des panneaux coulissent et des grands cubes figurent l’arrière-plan : ce sont des gigantesques écrans LEDs. Projeté sur ces surfaces, les paysages du spectacle évoluent comme un film. Lorsque Thor arrive sur scène, des éclairs virtuels se répercutent dans toute la salle. Et, lorsque la Veuve noire danse, une ombre la suit à la trace sur un écran.

(L'arrivée de Thor lors du spectacle. Crédit : Marc Veillard / Disneyland Paris)

“En tout, nous avons 1 kilomètre carré de surface média. C’est énorme et on a l’un des plus grands écrans LED d’Europe”, assure Aurélien Berda, metteur en scène du spectacle. En combinant les écrans et les surfaces de mapping, la salle comporte 30 vidéoprojecteurs et 80 projecteurs lumières.

“Les écrans LED permettent de passer d’un univers à l’autre très facilement”, explique Aurélien Berda. “Nous avons voulu rendre cet espace assez flexible pour pouvoir accueillir énormément de spectacles. Que ce soit une comédie musicale un jour et le lendemain un spectacle de super-héros ou un spectacle de combat.”

Drones et voiture volante

L’autre star de l’événement, ce sont les drones. C’est la première fois qu’ils sont utilisés en intérieur à Disneyland Paris. Une dizaine d'appareils flottent au-dessus des Avengers et font mine de les attaquer. Ils ont été programmées et se repèrent grâce à des balises pendant le spectacle. Les employés du parc se sont tout de même formés à leur utilisation, directement sur le parc. “Nous essayons de former au maximum nos équipes sur les nouvelles technologies puisque de toute façon il y en aura de plus en plus dans les spectacles”, confie le metteur en scène.

Lors du spectacle, une fausse voiture radio-télécommandée doit également s’envoler, comme soulevée par les pouvoirs de la Sorcière rouge (en réalité, des drones camouflés à l'intérieur lui permettent de se déplacer). Manque de chance, le jour de notre représentation, la voiture ne décolle pas. Avec cinq représentations par jour, le défi en coulisses est réel. Il faudra attendre le tomber de rideau et le départ du public pour voir l’automobile s’élever au-dessus de la scène.

(La fausse voiture telle qu'elle aurait dû s'envoler durant le spectacle. Crédit : Marc Veillard / Disneyland Paris)

Un plan de développement de 2 milliards d'euros à partir de 2021

Difficile de parler chiffres et partenariats avec Disneyland Paris. “La magie n’a pas de prix”, plaisante Aurélien Berda lorsque nous nous interrogeons sur le budget de rénovation de la salle ou sur le coût du spectacle. Le parc n’a pas non plus révélé les marques des écrans LED et des drones. Une entreprise a réalisé les images du spectacle et toute la partie mapping pour Disneyland Paris. Là aussi, son nom n'est pas divulgué.

Une chose est sûre, le lieu va continuer de grandir. En février, le groupe Walt Disney a annoncé un plan de développement pluri-annuel de 2 milliards d’euros pour Disneyland Paris, à partir de 2021. Le Parc Walt Disney Studios gagnera ainsi trois nouvelles zones thématiques dédiées à Marvel, La Reine des Neiges et Star Wars.

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