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Les coopératives laitières souhaitent que Bruxelles aide les éleveurs à baisser leur production

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Réunies en assemblée générale le 21 avril, la Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL) espère que la réunion européenne du 25 mai prochain à Bruxelles, apportera des solutions à la crise que traverse le secteur. Elles espèrent un accompagnement financier au niveau européen et non dans chaque état.

Les coopératives laitières souhaitent que Bruxelles aide les éleveurs à baisser leur production © FNCL

La réunion européenne du 25 mai prochain apportera-t-elle à la filière laitière les solutions attendues pour sortir de la crise ? La Commission de l’agriculture au Parlement européen réunira ce jour-là les représentants européens du secteur laitier pour tenter de trouver un système permettant de réguler temporairement la production en Europe.

Depuis un an, la filière laitière européenne connait une grave crise, avec des cours en chute libre, liée à la suppression des quotas de production et d’une baisse de la demande. En France, le prix du lait payé aux éleveurs a chuté de 8% entre janvier 2015 et janvier 2016, où il atteignait 288 euros les 1 000 litres, selon la FNCL.

"Le redressement des cours passera par un ralentissement de la production de lait en Europe, en particulier en Irlande, aux Pays-Bas et en Allemagne", a déclaré le 21 avril, Dominique Chargé, le président de la Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL), lors de l’assemblée générale du syndicat.

Privilégier un axe franco-allemand

Sous la pression de plusieurs Etats membres, notamment de la France, la Commission européenne a officiellement autorisé, le 11 avril, les organisations interprofessionnelles à réduire, de manière concertée, la production laitière, durant six mois. Problème, Bruxelles n’a pas prévu d’accompagnement financier pour permettre aux éleveurs des états membres de réduire leur production.

"L’organisation commune de marché ne prévoit pas de budget pour réguler la production. Bruxelles a juste autorisé chaque état membre à verser des aides au-delà des plafonds prévus par la Politique agricole commune (Ndlr : règle des minimis)", a souligné Dominique Chargé.

Pour lui, une des solutions serait "de conditionner le versement des aides existantes par les Etats membres à une stabilisation de la production, de manière coordonnée en Europe". Le dispositif serait-il juridiquement compatible avec les textes européens ? "Cela est en train d’être étudié", répond Dominique Chargé.

Une chose est sûre, la décision ne devrait pas intervenir rapidement, le temps qu’un consensus européen se dégage. "La solution passera d’abord par un axe franco-germanique solide", insiste le président de la FNCL, qui tente de convaincre ses homologues. Pas sûr que la réunion du 25 mai apporte des réponses immédiates au secteur laitier. "Elle aura peut-être un effet psychologique sur les marchés", espère Dominique Chargé.

Adrien Cahuzac 

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