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Les convictions de Louis Gallois pour libérer l’innovation en France

Arnaud Dumas , , ,

Publié le

Après son pacte de compétitivité présenté au gouvernement fin 2012, Louis Gallois veut désormais lever les freins à l’innovation en France. Au cours d’une conférence organisée par l’école Centrale Paris et le Medef, le commissaire général à l’investissement a détaillé ses idées pour améliorer l’innovation dans les entreprises françaises.

Les convictions de Louis Gallois pour libérer l’innovation en France © D.R.

Les entreprises citées

"Il faut rassembler, simplifier, accélérer, financer !", a lancé Louis Gallois pour résumer les pistes d’amélioration de l’écosystème de l’innovation en France. Invité par Centrale Paris et le Medef, le commissaire général à l’investissement a énoncé plusieurs pistes pour libérer l’innovation des entreprises françaises.

L’ancien président d’EADS milite en premier lieu pour renforcer les structures permettant aux industriels de travailler ensemble et de s’associer avec les organismes de recherche publique. Il pointe par ailleurs du doigt les lenteurs administratives qui plombent la compétitivité des entreprises – "Nous ne sommes pas à l’échelle de temps des pays émergents, ni même à celle des Etats-Unis", estime-t-il.

Surtout, le commissaire général à l’investissement plaide pour la simplification des aides aux entreprises. "Il faut simplifier les dossiers d’aides à l’innovation, a-t-il déclaré. Les plus simples sont les dossiers des régions, mais ceux de l’Etat et, plus encore, ceux de l’Union européenne s’épaississent. Ils sont inaccessibles aux PME."

La réglementation lui paraît également trop dense. Il a rappelé ses déboires à la tête de la SNCF au moment de tracer de nouvelles lignes de TGV. "Construire une ligne de TGV en Chine va beaucoup plus vite !", s’est-il emporté.

Enfin, Louis Gallois déplore le manque de financement pour les startups souhaitant mettre leur innovation sur le marché, cette "vallée de la mort" pendant laquelle les entreprises innovantes ont besoin de fonds propres, de l’ordre de 15 à 20 millions d’euros, pour la mise en production de leur concept.

"Les investissements d’avenir vont intervenir dans ce domaine, a-t-il rappelé en mentionnant une enveloppe de 600 millions d’euros dédiée à un fonds multisectoriel géré par la Banque publique d’investissement. La BPI n’interviendra pas seule, il faudra un effet de levier de un pour un, voire de un pour deux."

Cet effet de levier ne sera toutefois possible que si la machine à lever des fonds repart. Pour Louis Gallois, les réglementations de Bâle III pour les banques et de Solvabilité II pour les compagnies d’assurance, sont trop contraignantes pour ces investisseurs institutionnels. Elles tarissent la source du capital investissement. "Il faudra, dans les mois à venir, voir comment ces réglementations évoluent", a-t-il prévenu.

La présidente du Medef en a profité, de son côté, pour tacler l’alourdissement de la fiscalité pesant sur les entreprises. "C’est un combat quotidien, heure par heure, pour empêcher de nouvelles réglementations et pour ne pas voir augmenter les prélèvements sur l’innovation", a-t-elle confié. Les assises de l’entrepreneuriat, menées par le ministère du Redressement productif, ont justement lancé un groupe de travail sur la fiscalité qui doit rendre ses conclusions à Fleur Pellerin, la ministre déléguée en charge des PME, de l’innovation et de l’économie numérique, au mois de mars.

Laurence Parisot a par ailleurs félicité le commissaire général à l’investissement pour son travail en faveur de la compétitivité des entreprises. "Nous demandons chaque jour la mise en œuvre de tous les points de ton pacte de compétitivité, lui a-t-elle affirmé. Et je te dirais même que nous comptons sur toi pour qu’il y ait un deuxième chapitre ! Tu peux peut-être le suggérer à l’oreille du Président..."

Arnaud Dumas

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