Les convictions de Jean-François Pilliard, prochain vice-président en charge du social du Medef

A l’occasion d’un débat sur "le modèle social suédois" organisé par la Fabrique de l’industrie, lundi 17 juin, Jean-François Pilliard s’est aussi exprimé sur la France, sa vision du patronat, des relations sociales, la réforme des retraites, la négociation. Nous vous proposons de découvrir, à travers les propos qu’il a tenu ce soir-là, celui qui va bientôt conduire la politique sociale du Medef au côté de Pierre Gattaz. Jean-François Pilliard dans le texte.

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Les convictions de Jean-François Pilliard, prochain vice-président en charge du social du Medef

Sur l’état de la France

"Nous avons quatre branches sociales qui sont toutes en faillite. Nous commençons à progresser sur la flexisécurité mais c’était un gros mot comme celui de compétitivité. Nous sommes à un moment charnière et notre pays ne progresse que dans les crises comme l’a bien expliqué le sociologue Michel Crozier. Les acteurs doivent se rassembler, j’ai malheureusement l’impression que certains campent sur leurs postures."

Sur le rapport de Yannick Moreau

"Tout le monde explique qu’il y a des choses intéressantes surtout sur les sujets qui ne les concernent pas."

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Sur les syndicats patronaux

"J’ai été surpris, en arrivant dans le monde patronal après ma longue expérience chez Schneider Electric, de ne pas toujours trouver dans les organisations professionnelles le même souci de la performance qui anime les entreprises."

Sur les syndicats patronaux comme salariés

"Souvent les personnes qui négocient n’ont pas été dans l’entreprise ou alors il y a si longtemps qu’ils ont oublié à quoi cela ressemblait vraiment. On devrait créer les conditions pour que plus de chefs d’entreprises s’investissent dans les organisations et éviter aussi les syndicalistes à vie."

Sur les négociations

"Il faut se donner un moment pour partager les informations et faire de la pédagogie mais je suis atterré par les négociations qui durent deux ou trois ans. Plus le temps est long, plus le consensus est mou et la complexité invraisemblable. A l’UIMM, nous sommes convenus avec nos partenaires de limiter toutes les négociations à 4 mois."

"Il faut de la transparence. Il n’est pas respectueux qu’une des parties taise des informations qu’elle connait à l’autre. Tout doit être sur la table."

Sur la législation sociale

"Notre pays adore les couches géologiques. Cela devient très compliqué et inapplicable. Quel chef d’entreprise peut maîtriser la législation en matière d’hygiène et de sécurité, s’il n’a pas un service entier dédié au sujet ?"

Sur la négociation qualité de vie au travail (qui s’éternise)

"La difficulté de cette négociation c’est sa thématique dans la situation économique actuelle. Les marges, pour certains, sont ramenées à des niveaux de 1950, peut-être même en dessous mais il n’y a plus de statistiques pour le vérifier. Il y a un décalage entre ce que les chefs d’entreprises vivent et ce sujet. Il faut sélectionner soigneusement les thèmes de l’agenda social."

Sur la réforme des retraites

"Les Suédois se sont dotés d’un système de retraites lisibles par tous. Le nôtre est illisible et je suis très étonné que personne ne mentionne le fait que dans la loi sur les retraites de 2010, il était précisé qu’en 2013 on créerait les conditions d’un débat sur une réforme systémique. C’était dans la loi et cela n’a plus l’air d’actualité."

"François Hollande a dit sur M6, ‘ne pas croire aux grandes réformes qui n’aboutissent jamais’. Mais entre les grandes réformes qui n’aboutissent jamais et les petites réformes successives qui ne règlent rien non plus, qu’est-ce qu’on fait ?"

Sur la conférence sociale du 20-21 juin

"C’est irréaliste de parler d’emploi, sans traiter de la question de la compétitivité. Tant que la question des marges et donc de l’investissement ne sera pas résolu cela va être très compliqué. En tous cas si parler emploi, c’est se poser la question de combien des emplois d’Avenir contractés, ce n’est pas au niveau."

Anne-Sophie Bellaiche

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