Les conditions économiques pénalisent le marché automobile français

Face à la chute du marché automobile français annoncée ce jour, les analystes restent pessimistes pour les prochains mois.

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Les conditions économiques pénalisent le marché automobile français

"Les statistiques du premier trimestre sont pour le moins mauvaises". C’est par ces quelques mots que Philippe Gattet, analyste chez Xerfi, commentent les chiffres du marché français publiés ce jour par le CCFA.

En premier lieu il justifie cette contre-performance par le contexte économique et notamment les fondamentaux (inflation, hausse du chômage) de l’économie qui sont mauvais. Sur ce point il est rejoint par Bertrand Rakoto, expert pour R.K.Polk. En effet, faute d’emploi et de revenus suffisants, les consommateurs ne sont pas enclins à investir dans une voiture. Sans compter que "les offres de la part des constructeurs qui se font moins nombreuses qu’en 2011". A cela s’ajoute selon Bertrand Rakoto le fait "qu’en temps d’élection les consommateurs sont attentistes et préfèrent reporter leurs investissements".

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Concernant les constructeurs français, Philippe Gattet précise qu’ils font les frais d’un rééquilibrage du marché suite à la fin de la prime à la casse. "Les voitures de gamme économique et inférieure, point fort des Français, sont délaissées au profit des gammes supérieures", assure-t-il. Une manière indirecte d’expliquer aussi les belles performances de BMW et Mercedes entre autres. A l’inverse la marque Dacia a été fortement plébiscitée en 2009 et 2010 avec le système de prime à la casse, et paye donc désormais largement son arrêt.

Manque de renouvellement

Mais pour Bertrand Rakoto la répercussion de la prime à la casse explique surtout les chiffres du mois de mars, qui avait été exceptionnellement haut en 2011. Pour les constructeurs français, une autre cause est à prendre en compte selon lui : l’absence de renouvellement de la gamme. "En 2008 / 2009, Renault et PSA ont décidé du gel ou du report de certains projets. Ils en payent les fruits actuellement. Les consommateurs sont encore en attente des prochains modèles, notamment la 208 qui arrive en concession ou encore la Clio prévue pour la fin de l’année", assure l’expert.

Au final, sur l’année, Xerfi estime que le repli du marché devrait être compris entre 5 et 10%. "Les constructeurs évoluent dans un contexte incertain et devront aussi composer avec la hausse du chômage et le virage de la rigueur qui pèseront sur la consommation", souligne Philippe Gattet. Tant et si bien que la chute devrait se poursuivre largement dans les prochains mois.

Pour Bertrand Rakoto, le marché français pourrait atteindre son pire niveau depuis 1998 avec moins de 1,95 million de voitures vendues. "On sait bien que l’année 2012 sera des plus difficiles".

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