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Les compagnies aériennes risquent de perdre 13 milliards d'euros en 2021, selon l'IATA

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Publié le , mis à jour le 10/06/2020 À 08H00

2021 ne sera pas l'année de la reprise pour le secteur du transport aérien. Selon un rapport de l'Association internationale du transport aérien (IATA) publié le 9 juin, les compagnies aériennes perdront plus de 13 milliards d'euros en 2021.

Les compagnies aériennes risquent de perdre 13 milliards d'euros en 2021, selon l'IATA
L'IATA représente environ 290 compagnies aériennes qui assurent 82 % du trafic aérien mondial. /Photo prise le 10 mai 2020/REUTERS/Toby Melville
© TOBY MELVILLE

L'Association internationale du transport aérien (IATA) confirme ses sombres prévisions : la crise du Covid-19 pèsera toujours sur les compagnies aériennes en 2021. Dans un rapport publié mardi 9 juin, l'IATA prévoit un repli du trafic passager aérien de 36 % à la fin de l'année 2020. Cette contraction de l'activité devrait être suivie en 2021 d'un rebond de 55 %, à un niveau qui restera inférieur de 25,6 % de celui de 2019.

En Europe, plus précisément, l'IATA prévoit une baisse de la demande passagers de 56,4 % en 2020. "Le rétablissement progressif des voyages intra-européens comporte un potentiel de stimulation de la reprise, à condition d’éviter les mesures de quarantaine onéreuses", note l'organisme.

Encore 13 milliards d'euros de pertes en 2021

L'IATA représente environ 290 compagnies aériennes qui assurent 82 % du trafic aérien mondial. Selon ses estimations, les pertes des opérateurs devraient s'élever à 84,3 milliards de dollars (74,6 milliards d'euros) en 2020 et 15,8 milliards de dollars (13,9 milliards d'euros) en 2021.

Selon l'association, la crise représente "la pire de l'histoire de l'aviation". Le chiffre d'affaire global des compagnies aériennes devrait être réduit de moitié à 419 milliards de dollars en 2020 et atteindre 598 milliards en 2021, contre 838 milliards en 2019.

"Les mesures d’aide essentielles des gouvernements ont permis aux compagnies aériennes d’éviter la faillite, mais elles ont accentué l’endettement de 120 milliards de dollars. La dette totale est passée à 550 milliards, soit environ 92 % des revenus prévus pour 2021", précise l'IATA.

Des signes positifs pour la reprise

"Pourvu qu’il n’y ait pas une deuxième vague encore plus néfaste de Covid-19, le pire de cet effondrement du trafic est probablement derrière nous", a relativisé Alexandre de Juniac, directeur général de l'IATA. Le reprise de l'activité dépendra aussi de la confiance des passagers et de la levée des mesures de quarantaine qui dissuadent les voyageurs de prendre l'avion.

L'organisation de l'aviation civile internationale (OACI) a établi des mesures de redémarrage pour assurer la sécurité des passagers et des membres d'équipages. Selon l'IATA, ces normes ont été adoptées en grande majorité à travers le monde par les gouvernements et les compagnies aériennes. Un signe positif pour la reprise. "Ce serait un contraste saisissant par rapport à l'après 11 septembre où chacun faisait essentiellement ce qu'il voulait et où nous avons passé 20 ans à éclaircir les divergences", a estimé Alexandre de Juniac.

Avec Reuters (Laurence Frost ; version française Nicolas Delame)

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