Les commandes d’Airbus A380 repartent timidement à la hausse

Après la compagnie japonaise ANA, c’est au tour d’Emirates de commander des A380. De quoi redonner de l’oxygène au programme après presque deux années de disette commerciale.

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Les commandes d’Airbus A380 repartent timidement à la hausse

Très précisément 319 : c’est le nombre d’Airbus A380 vendus à ce jour, par 18 compagnies aériennes. Un chiffre tout juste relevé par l’avionneur européen à la faveur de deux commandes récentes : Emirates vient de passer commandes de deux nouveaux exemplaires mi-avril, moins de trois mois après l’achat de trois superjumbos par la compagnie japonaise ANA.

De quoi gonfler les voiles d’un carnet de commandes qui n’était pas parvenu à sortir de sa léthargie depuis le début de l’année 2014, avec la commande d’Amadeo. L’A380 serait-il sur le point de relever le nez alors que Tom Enders, le patron d’Airbus Group, assure que le programme a atteint son équilibre financier en 2015 ?

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l'innovation incrémentale comme fil rouge

Ces nouvelles commandes le laissent croire, tout comme l’accord signé fin janvier avec Iran Air pour 12 appareils. Airbus compte maintenir en 2016 peu ou prou le même niveau de livraison qu’en 2015, soit 27 appareils.

A plus long terme, le potentiel commercial asiatique cristallise aussi tous les espoirs au sein d’Airbus, qui vise la moitié du marché des appareils de très grande capacité – estimé à 1500 avions – pour les vingt prochaines années. La partie sera serrée, comme le prouve les annulations de commandes récentes d’Air France, qui a troqué ses deux derniers A380 pour trois A350 et d’Air Austral, qui abandonne son projet d’A380 "boîte à sardines" de 840 passagers.

Nul doute que les dirigeants du groupe sauront faire preuve de patience avant de crouler sous les commandes d’A380 : le patron d’Airbus, Fabrice Brégier, répète que le programme a été lancé dix ans trop tôt. Avant de se lancer dans un encore hypothétique et coûteux A380neo, Airbus met au point des modifications d’agencement mineures dans la cabine à base de sièges business en épi, d’escaliers plus petits et de salles de repos en soutes. Histoire d‘appâter de nouvelles compagnies sans bourse délier.

Olivier James

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