« Les cobots percent chez les constructeurs automobiles pour les aider à faire leur transition vers l’électrique », observe Jocelyn Peynet, directeur France d’Universal Robots

Le danois Universal Robots, premier constructeur mondial de cobots, a annoncé la semaine dernière un chiffre d’affaires 2021 record. Jocelyn Peynet, directeur France du coboticien, revient pour Industrie & Technologies sur les principaux leviers de cette progression, liés notamment à une pénétration plus forte des cobots dans le secteur automobile.

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« Les cobots percent chez les constructeurs automobiles pour les aider à faire leur transition vers l’électrique », observe Jocelyn Peynet, directeur France d’Universal Robots

Industrie & Technologies : Universal Robots a récemment annoncé une hausse de 41% de son chiffre d’affaires sur l’exercice 2021, pour atteindre 311 millions de dollars (271 millions d’euros). Un chiffre record. Quelle est votre analyse de ces bons résultats ?

Jocelyn Peynet : L’année dernière a effectivement été une année record pour Universal Robots. Nos ventes en Europe, qui représentent plus de 50% de notre CA, ont connu une nette progression. Si nous ne communiquons pas de chiffres pays par pays, je peux toutefois vous dire que la France est en bonne position dans nos ventes de cobots. Globalement, l’adoption de nos équipements s’est renforcée dans de nombreux domaines industriels. Il y a sûrement eu un effet des différents plans de relance menés par les Etats qui ont favorisé les investissements dans l’automatisation, notamment en ce qui concerne les TPE et les PME.

La technologie des cobots semble séduire tout particulièrement ces petites structures…

Oui, c’est exact, nous sommes bien implantés auprès des TPE et PME. Elles représentent une grande part de notre chiffre d’affaires. Pour ces entreprises, la cobotique est un moyen de se robotiser facilement, sans bouleverser leur mode de production. L’expertise de l’humain est souvent nécessaire pour guider nos cobots. Mais les robots collaboratifs percent également dans les grands groupes qui intègrent également de plus en plus nos solutions. En 2021, par exemple, nous avons mis en place des équipements pour les secteurs agroalimentaire et pharmaceutique. Par ailleurs, les cobots percent chez les constructeurs automobiles pour les aider à faire leur transition vers l’électrique. L’année dernière, nous avons déployés des bras robotisés UR pour des opérations de vissage pour l’assemblage de moteur électrique.

Selon vous pourquoi les cobots séduisent-ils le secteur automobile ?

L’électrification est un changement de cap important pour les constructeurs, qu’ils doivent négocier rapidement. Les forces des cobots reposent sur leur rapidité de déploiement et leur faible empreinte au sol, comparé aux robots traditionnels. Ils sont donc très facilement intégrables et permettent aux constructeurs de faire monter en puissance leur production liée à l’électrique. Le secteur automobile a besoin de plus en plus de flexibilité et c’est ce qu’apportent nos équipements. Ils peuvent par exemple être facilement déplacés le long de la ligne de production, ce qui leur permet de travailler sur des carrosseries en mouvement sur une chaîne de production. C’est une application de notre UR 10 que nous avons mise en place il y a quelques années chez Stellantis (ex-PSA) dans son usine de Sochaux. Nous pensons que ce type d’application va s’accélérer avec la transformation du secteur auto.

Nous avons assistés ces derniers temps à un accroissement des charges utiles de vos robots, cela va-t-il se poursuivre ?

Effectivement, le plus grand de notre gamme, l’UR16e, que nous avons lancé fin 2019, est capable de porter une charge utile de 16 kg. Plus récemment, nous proposons depuis peu une version « musclée » de l’UR10. L'UR10e fait passer ce modèle d’une charge utile de 10 kg à 12 kg. Cette montée en charge répond aux demandes de la part des industriels. L’UR10 est notre robot le plus déployé. Pour le moment, nous n’avons pas de projet de monter encore la charge utile, mais nous restons à l’écoute des besoins de nos clients.

Quelles sont les dernières innovations d’UR ?

Notre priorité actuelle est de renforcer notre écosystème de partenaires UR+ qui comprend des fabricants de préhenseurs et de périphériques pouvant être utilisés sur nos robots. Nous voulons améliorer encore d’avantage l’expérience utilisateur en facilitant l’intégration de nos équipements. Notre stratégie s’oriente de plus en plus vers une approche par applications : nous offrons à nos clients des outils clé en main pour remplir certaines tâches. Notre ambition est d’aller vers toujours plus de facilité de déploiement pour favoriser l’adoption de nos cobots auprès des PME.

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