Les cleantechs françaises à Pékin (1/3) : séance de coaching par la BPI

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Emmenés à Pékin par la BPI pour qu’ils prennent part au développement de l’économie verte chinoise, treize dirigeants de cleantechs françaises se sont vu prodiguer les conseils des équipes d’Ubifrance basées en Chine afin de préparer leurs rencontres avec les représentants d‘entreprises chinoises spécialisées dans l’environnement.

Les cleantechs françaises à Pékin (1/3) : séance de coaching par la BPI

Ils ont beau diriger des entreprises et avoir l’habitude de s’exprimer en public, un léger stress est palpable dans l’amphithéâtre de l’ambassade de France à Pékin. Un par un, les treize patrons de cleantechs françaises que la BPI a accompagné à Pékin répètent la présentation des activités de leur entreprise. Le lendemain, ils auront quatre minutes chacun pour convaincre 300 représentants d’associations professionnelles spécialisées dans le secteur de l’environnement, de villes et de financiers chinois de faire appel à leurs technologies. Vincent Perrin, le directeur délégué d’Ubifrance en Chine, distille ses recommandations durant trois heures. "N’hésitez pas à utiliser le mot urbanisation, c’est le mot clé du moment en Chine" ; "surtout, dites pourquoi la Chine vous intéresse" ; "donnez des références plutôt internationales de vos réalisations", "Donnez le chiffre d’affaires de votre entreprise et son poids financier plutôt que le nombre de salariés" ; "si vos entreprises sont familiales, mentionnez-le, les Chinois sont très sensibles à cela" ; "ne vous arrêtez pas aux grands principes. Les Français ont l’habitude de donner les concepts puis les détails, les Chinois font plutôt l’inverse. Cela peut être un obstacle de compréhension".

Cette mission, première du genre organisée sur les cleantechs, la BPI la prépare depuis des mois. "Nos réseaux régionaux ont sélectionné des entreprises suffisamment capitalisées et aux reins assez solides pour aborder le marché chinois. Sur une quarantaine d’entreprises, quatorze dont les produits répondaient à une demande chinoise, ont été retenues. Elles représentent notre équipe de France des cleantechs", avance fièrement Alain Renck, le directeur BPIfrance Export. En effet, quel meilleur remède à la crise que l’internationalisation des PME.

Territoire fascinant et déroutant

Si toutes ont répondu présentes, c’est que la Chine est un territoire aussi fascinant que déroutant  pour les spécialistes des technologies propres. Certaines d’entre elles sont déjà présentes sur le marché chinois comme le breton Delta Dore spécialiste des solutions de pilotage de l’énergie dans les bâtiments. Il possède déjà deux filiales à Pékin et Shanghai. Autre exemple : CTI, fabricant de membranes destinées au traitement des gaz, liquides et particules est implanté lui aussi à Shanghai. Mais la plupart sont novices. "C’est la première fois que je viens en Chine, je suis là car ce sont de bonnes conditions pour un premier contact", avance Alain Lunati, le président de SP3H, jeune entreprise aixoise qui développe des solutions pour la réduction des émissions de CO2 dans l’automobile. Pas facile en effet, d’aborder seul ce pays qui comporte 1,4 milliard d’habitants.

Le lendemain, lors des premiers rendez-vous avec les acteurs chinois des cleantechs, il faudra convaincre. En attendant, direction le dîner en présence d’entrepreneurs français déjà installés en Chine comme le fabricant d’agitateurs Mixel et le fabricant de grillages, clôtures et portails Dirickx. L’occasion, de se voir prodiguer de précieux conseils.

Camille Chandès

A suivre, jeudi 19 septembre : les rencontres en face à face.

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