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Les cinq salariés d'Air France seront jugés en mai

Astrid Gouzik ,

Publié le , mis à jour le 02/12/2015 À 14H32

Le tribunal correctionnel de Bobigny a annoncé que le procès aura lieu en mai 2016. Le 5 octobre, un comité central d'entreprise (CCE), d'Air France avait été interrompu après que des centaines de salariés ont envahi le siège de la compagnie aérienne. Le DRH et le directeur d'Air France à Orly avaient dû être évacués. 


Xavier Broseta, DRH d'Air France - Crédits :  AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

 

Après les violences qui ont émaillé son CCE du 5 octobre, la compagnie aérienne Air France avait porté plainte contre cinq de ses salariés. Le tribunal correctionnel de Bobigny a annoncé le 2 décembre que les salariés seront jugés le 27 mai 2016.

A Roissy, au siège d'Air France, l'ambiance était explosive le 5 octobre. Lors d'un CCE, la direction de la compagnie aérienne devait présenter à ses organisations représentatives la restructuration qu'elle compte engager après l'échec des négociations avec ses syndicats de pilotes.

Les salariés étaient nombreux à manifester devant le siège d'Air France donnant lieu à quelques débordements.


Le directeur des ressources humaines et le directeur du groupe sur le site d'Orly avaient alors dû être évacués après avoir été malmenés par des salariés. Xavier Broseta, le DRH du groupe, a même été contraint de quitter la salle en escaladant les barrières. Il s'est enfui torse nu de la réunion, qui se tenait au siège d'Air France à Roissy, après s'être fait arracher sa chemise par des manifestants, tandis que Pierre Plissonnier, numéro deux du long-courrier et DRH d'Air France à Roissy, a eu la sienne déchirée.


Sur une vidéo diffusée sur le site TourMag.com, on distingue Xavier Broseta se faisant molester devant l'entrée du siège social. "Certains lui ont arraché sa chemise et sa veste. Il a dû s'enfuir en courant". 


 

Un porte-parole de la compagnie aérienne avait annoncé dès le 5 octobre qu'une plainte serait déposée pour "violences aggravées". Air France pointant du doigt des "individus isolés" et rappelant que la manifestation des personnels grévistes s'était déroulée jusque-là dans le calme.

La CFTC Air France, tout comme la CFE-CGC, ont condamné les violences faites aux dirigeants. 


Après ce CCE mouvementé du 5 octobre, les réactions condamnant les violences faites aux dirigeants avaient été nombreuses. Dans un communiqué, le secrétaire d'Etat aux transports Alain Vidalies avait jugé "inacceptables" les faits survenus, hier, lors du CCE. 

Dans la presse étrangère, on dénonçait des événements choquants, soulignent nos confrères de Courrier International. Et c'est bien pour l'image que cet événement véhicule de la France à l'étranger que le Medef s'inquiète. 

Du côté de la direction d'Air France, on expliquait que "Ce que nous avons vu n'est en aucun cas le vrai visage d'Air France", a déclaré Frédéric Gagey, le président de la compagnie aérienne, lors d'une conférence de presse à Paris. "Ce sont des actes indécents qui sont en totale contradiction des valeurs d'Air France", a-t-il ajouté. 

 

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