Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Aéro

Les cinq chiffres clés du bilan 2018 d'Arianespace

Hassan Meddah ,

Publié le

Malgré la guerre des prix qui l'oppose à SpaceX, Arianespace fait la course en tête sur le marché commercial des lancements de satellites et espère signer de nouveaux contrats pour Ariane 6 rapidement.  

Les cinq chiffres clés du bilan 2018 d'Arianespace
Arianespace mise sur de nouvelles commandes pour son lanceur Ariane 6 de la part des acteurs privés en 2019.
© airbus safran launchers - DR

A l'occasion des vœux à la presse présentés mercredi 9 janvier, le président exécutif d'Arianespace, Stéphane Israël, a souhaité que l'Europe lance de grands projets spatiaux. "On a absolument besoin de grands projets européens fédérateurs", a-t-il plaidé. Si 2019 marquera le grand retour des Etats-Unis en matière de vols habités, le dirigeant d'Arianespace attend de la part des pouvoirs publics européens des initiatives. Selon lui les possibilités ne manquent pas : retour vers la Lune, projets de surveillance environnementale ou de connectivité spatiale...

A plus court terme, Arianespace continue son duel avec SpaceX sur le marché des lancements de satellites. Malgré la guerre des prix,

le groupe affiche un solide bilan opérationnel et commercial. "La pression sur les prix est extrêmement forte. Ce contexte justifie l'arrivée la plus vite possible des nouveaux lanceurs Ariane 6 et Vega C. Nos succès commerciaux ne sont possibles dans la durée que si l'ensemble de la filière fait des efforts absolument significatifs de compétitivité", a rappelé Stéphane Israël. Le bilan 2018 d'Arianespace en 5 chiffres clés.

11 lancements depuis le centre spatial guyanais

Depuis Kourou, se sont élevées dans le ciel 6 Ariane 5, 3 fusées Soyouz et 2 Vega. La fin de l'année 2018 a été particulièrement intense avec 5 lancements sur les deux derniers mois. Du fait de la capacité d'Ariane 5 à mettre sur orbite jusqu'à 2 satellites simultanément, cela correspond à 15 tirs chez ses concurrents réalisant des lancements simples.

En 2019, Arianespace vise jusqu'à 12 lancements depuis le Centre Spatial Guyanais (CSG) avec la gamme de lanceurs actuels. En comparaison, les autres puissances spatiales tirent beaucoup plus. La Chine a procédé à 39 lancements et les Etats-Unis à 34 lancements...

8 satellites remportés sur les 13 disponibles sur le marché concurrentiel

Arianespace continue de faire la course en tête sur le marché commercial des satellites de télécommunications GEO (géostationnaires, ndlr). Elle a décroché 8 des 13 contrats commerciaux ouverts à la concurrence. L'opérateur Eutelsat lui a confié 5 satellites, l'agence spatiale indienne 2 satellites et le client japonais B-Sat 1 seul.

Le marché reste toutefois difficile. Seuls 5 satellites ont été commandés auprès des industriels en 2018 contre une vingtaine en 2015. Toutefois, la société compte sur un rebond dès 2019. "Beaucoup de projets qui avaient été retardés sont en train d'être révisés", s'est réjouit Stéphane Israël. 

4 fois moins de contrats institutionnels que SpaceX

Fin 2018, le carnet de commandes s'établit à 4,2 milliards d'euros. Il est constitué pour 30% de contrats provenant d'acteurs institutionnels européens. Pour Arianespace c’est loin de faire le compte. Les Chinois réalise 100% de leur activité avec des lancements étatiques, les Américains 56%, les Indiens 86%... Selon les calculs d'Arianespace, son concurrent SpaceX aurait bénéficié l'an dernier de quatre fois plus qu’elle de commandes institutionnelles (en valeur). Ce type de contrats apporte de la visibilité aux sociétés de lancement et des marges plus intéressantes.

En 2019, Arianespace attend de la part des acteurs institutionnels, 4 nouvelles commandes d'Ariane 6 et autant de Vega C, son petit lanceur construit par l'italien Avio. "Maintenant il faut des contrats et des paiements et plus seulement des résolutions (…). Cela nous permettra de nous battre à armes plus égales avec nos compétiteurs", a justifié le dirigeant. Les acteurs institutionnels européens se sont engagés à commander 5 Ariane 6 et 2 Vega C par an.

5 Ariane 6 en commande

Le président exécutif a bon espoir d'engranger de nouvelles commandes d'Ariane 6 en 2019. "Nous sommes extrêmement confiants sur la possibilité de signer rapidement de nouveaux contrats pour Ariane 6 sur le marché commercial", a révélé Stéphane Israël.

A ce jour, le ministère français des Armées, l'opérateur Eutelsat et la commission européenne ont passé commande pour 5 lanceurs Ariane 6. Il manque encore 4 commandes d'Ariane 6 pour que les engagements des acteurs institutionnels soient remplis. Une condition à remplir avant de lancer les contrats de production pour environ 14 exemplaires auprès des industriels. Le premier tir est prévu en juillet 2020.

1,4 milliard d'euros de chiffre d'affaires

Le chiffre d'affaires est stable par rapport à l'an dernier. Cela correspond à 57 tonnes de charge utile mise en orbite. Malgré la guerre des prix livrée avec SpaceX, le groupe vise l'équilibre financier. Cela intègre un soutien financier de la part de l'agence spatiale européenne de l’ordre d’une centaine de millions d’euros.

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Nous suivre

 
 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle