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Les cinq candidats en lice les mieux placés pour prendre la tête d’Intel

Ridha Loukil , , ,

Publié le

Le plus grand fabricant américain de puces électronique Intel a établi sa liste de candidats potentiels au poste de directeur général. Il va passer à la phase de sélection. Qui pourrait être désigné ? Passage en revue des cinq candidats ayant le plus de chances de l’emporter.

Les cinq candidats en lice les mieux placés pour prendre la tête d’Intel
Intel en quête du directeur général parfait.

Depuis la démission surprise de son directeur général Brian Krzanich pour avoir entretenu une liaison avec une subordonnée, Intel cherche activement un remplaçant. Selon Bloomberg, le numéro un américain des puces électroniques a presque achevé la phase de recherche visant à sonder et identifier les candidats potentiels intéressés. La liste comprendrait aussi bien des noms en interne que des noms issus de l’extérieur. La phase de sélection ne devrait pas tarder à commencer. Qui pourrait être désigné ? L’Usine Nouvelle passe en revue cinq des candidats en lice ayant des chances de l’emporter.

Murthy Renduchintala, le choix de la tradition

Murthy Renduchintala, 52 ans, semble être le candidat le plus en vue pour prendre la tête d’Intel. Il a rejoint le groupe en 2015 après avoir travaillé pour Conexant, Skyworks et Qualcomm. En tant que patron de l’ingénierie, il a la charge de développer les technologies nécessaires à la création de tous les produits pour postes clients (PC, tablettes, objets connectés…). Son choix s’inscrirait dans la tradition de l’entreprise à promouvoir un cadre interne au poste suprême. Il indiquerait aussi la priorité fixée au futur directeur général : restaurer l’avance d’Intel dans la conception de circuits intégrés, avance perdue au profit d’Apple selon Ashraf Eassa, analyste sur le blog boursier The Motley Fool, et remettre de l’ordre dans la maison pour sortir les produits dans les délais, ce que le groupe avait de plus en plus de peine à respecter ces dernières années.

 

 

 

 

 

 

 

Navin Shenoy, le choix du rajeunissement

C’est l’étoile montante chez Intel. A 44 ans, Navin Shenoy est le candidat le plus jeune en lice, produit du vivier interne de cadres formés pour prendre des postes de direction. Il dirige la division Data Center Group de puces pour serveurs, stockage et équipements de réseaux, l’activité la plus dynamique et la plus rentable du groupe. Son choix exprimerait la volonté de rajeunir la direction et d’insuffler un vent nouveau. Il indiquerait aussi une volonté de poursuivre la stratégie de recentrage sur les Datacenters pour sortir le groupe de sa dépendance vis-à-vis des PC, un marché qui représente encore plus de 60% du chiffre d'affaires de l'entreprise. Navin Shenoy, qui a rejoint Intel en 1995, pourrait surprendre par son audace et sa fraicheur, bousculant les vieilles méthodes et apportant des idées novatrices inspirées de ce qui se passe chez des géants d’internet comme Google, Apple ou Facebook. Cet ingénieur de l’université du Michigan se targue d’avoir dirigé auparavant l’activité Client Computing Group de puces pour PC, tablettes et objets connectés. Une expérience qui lui donne la légitimité d’imposer son autorité sur toutes les activités du groupe. Il a par ailleurs l’avantage de bien connaitre la technologie et d’avoir vécu les arcanes du pouvoir en servant pendant trois ans de chef de cabinet et conseiller technologique du Paul Otellini, PDG de 2005 à 2013. 

 

 

 

Renée James, le choix du symbole

Intel pourrait faire revenir Renée James, une ancienne cadre du groupe partie en 2016 diriger Ampere Computing, une petite société qui développe des processeurs de serveurs à base d’architecture ARM, concurrents des processeurs X86 d’Intel. Pour elle, ce serait une sacrée promotion en revenant, non pas au poste de numéro deux qu’elle occupait avant son départ, mais à celui de numéro un. A 54 ans, elle cumule tous les atouts pour prendre les rênes d’Intel même si elle ne dispose pas de formation initiale technique. Mais selon Bloomberg, elle conditionne son retour par le rachat d’Ampere Computing par Intel pour ne pas abandonner son équipe. Si cette condition est acceptée, cela signifierait l’ouverture d’Intel à la technologie ARM concurrente de sa technologie X86 privilégiée jusqu’ici.  Son choix serait fort de symboles. Il enverrait des signaux positifs en direction des femmes et effacerait la mauvaise image créée par le « comportement inapproprié » de Brian Krzanich.

 

 

 

 

 

Anand Chandrasekher, le choix du compromis

Anand Chandrasekher, 55 ans, pourrait être un compromis dans le débat entre la solution interne et celle de l’extérieur. Il a travaillé pendant 14 ans chez Intel avant de rejoindre Qualcomm en tant que directeur du développement de puces pour datacenters. Depuis un peu plus de 2 ans, il est vice-président du conseil d’administration de la société chinoise Huaxintog Semiconductor Technology. Chez Intel, il a été à l’origine de la plateforme Centrino qui a permis de généraliser au début des années 2000 la connectivité sans fil Wi-Fi sur les PC portables.

 

 

 

 

 

Sanjay Jha, le choix de la rupture

Le contexte n’a jamais été aussi favorable à un patron issu de l’extérieur. Jusqu’ici, les six dirigeants qui se sont succédé à la tête du groupe pendant ses 50 ans d’existence ont tous été recrutés en interne. Mais aujourd’hui, Intel fait face à des défis sans précédents. Le groupe pourrait faire le choix de la rupture, en désignant un directeur général n’ayant jamais travaillé chez Intel, solution considérée comme la plus appropriée au contexte actuel, la seule à apporter du sang neuf et à secouer le mammouth. Sanjay Jha, 55 ans, présente le profil idéal.

Cet homme d’affaires d’origine indienne (comme Satya Nadella à la tête de Microsoft) aurait déjà été approché en 2013 pour succéder à Paul Otellini. A l’époque, Intel voyait en cet ancien dirigeant de Qualcomm, Motorola et Motorola Mobility l’homme de la situation pour imposer le groupe dans les puces mobiles. La tradition a fini par l’emporter en faveur d’une solution interne. Le parcours de Sanjay Jha s’est depuis bonifié avec la direction de GlobalFoundries, deuxième fondeur mondial de semiconducteurs derrière le taiwanais TSMC. Une expérience précieuse dans le contexte actuel où Intel est à la peine dans la course de la loi de Moore, risquant de perdre son leadership historique dans les technologies de production au profit de TSMC et Samsung.

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