Les cimenteries du groupe Lafarge bloquées

Les salariés ont bloqué les 10 cimenteries du groupe en France. Ils protestent contre la fermeture de la cimenterie de Frangey (Yonne) prévue fin 2012.

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Les cimenteries du groupe Lafarge bloquées

Ils n'ont pas tardé à réagir. Alors qu'était annoncée, le 25 mai, la fermeture de la cimenterie de Frangey (Yonne), les salariés de Lafarge Ciments ont bloqué lundi 6 juin, dès l'aube, les 10 cimenteries du groupe en France. "Et ce mouvement sera reconduit le mardi 7 juin", assure Sylvain Moreno, délégué CGT.

Les syndicats soupçonnent le groupe cimentier, qui emploie 8000 personnes en France, de délaisser l'appareil de production en France au bénéfice des pays émergents. "Les investissements de maintien ont diminué ces dernières années, explique Sylvain Moreno. Un site comme celui de Val d'Azergues (Rhône) est aussi menacé."

De son côté, le groupe assure par la voix d'un représentant de la direction "qu'il n'existe pas d'autres projets de fermetures d'usines". Et de mettre en avant la faible rentabilité de la cimenterie de Frangey créée en 1930 et qui emploie 74 salariés. "Le marché local est atone, explique un représentant de la direction. L'usine tourne depuis plusieurs années à moins de 60% de ses capacités, contre 65 à 70% dans les autres cimenteries françaises du groupe."

Autre point soulevé par Lafarge : la difficulté d'approvisionnement en matériaux tels que laitier sidérurgique et cendres volantes, qui peuvent entrer dans la composition du ciment, dans un site enclavé. Enfin, le groupe assure que les 74 salariés pourront bénéficier d'offres de mobilités, autrement dit des postes dans d'autres sites du groupe en France, ou d'actions locales (reconversion…).

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