Les chaussettes DD en cessation de paiement

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Compte tenu de sa situation financière qu la direction de l'entreprise familiale Doré-Doré, spécialisée dans la production d'articles chaussants (chaussettes et collants) distribués sous la marque DD, s'est déclarée ce matin (21/10/02) en cessation de paiement devant le tribunal de commerce de Paris qui devrait statuer d'ici à la fin de la semaine. « Nous espérons pouvoir mettre en place rapidement un plan de redressement par continuation », déclare Denis de Sooz, P-dg de l'entreprise qui emploie près de 500 personnes à Fontaine-les-Grès près de Troyes dans l'Aube.

« Le marché du chaussant européen connaît une situation défavorable du fait l'importation toujours grandissante de produits à bas prix, aujourd'hui en France ces importations représentent plus de 90 % de la consommation », explique Denis de Sooz qui ajoute que DD, positionné sur le haut de gamme, affronte des difficultés d'exploitation depuis de nombreuses années - l'exercice 2001 a enregistré une perte de 2,3 millions d'euros , pour un chiffre d'affaires de 26 millions d'euros - liées à la baisse de son volume d'activité et ses niveaux de prix élevés pratiqués sur le marché.

« Malgré une profonde restructuration engagée en 2000 pour moderniser ses outils de production et logistique et relancer la marque DD, nous avons été confrontés à une baisse régulière de nos volumes d'activité de l'ordre de 200 000 paires par an, et le retournement attendu au rendez vous n'a pas eu lieu », souligne le dirigeant. En juillet denier Doré Doré finalise un plan de 130 suppressions d'emplois pour réduire le sureffectif de production, ajuster ses structures et retrouver un équilibre de gestion. La charge financière de ce plan devait être étalée sur plusieurs mois pour ne trop peser sur la trésorerie, mais la baisse des expéditions pendant l'été, suivie d'un mauvais mois de septembre, n'a pas permis à l'entreprise de faire face à ses échéances.

« Il nous faut alléger nos effectifs et recourir largement au sourcing, ce que l'actionnariat familial a toujours refusé, pour envisager de réelles possibilités de redressement », affirme Denis de Sooz.

Pascal AMBROSI

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