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L'Usine Aéro

Les chantiers du patron d'Arianespace

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Publié le

La société européenne de lancement de satellites se donne un nouveau président, Jean-Yves Le Gall. Les défis ne manquent pas.

Les entreprises citées

Alors que la société confirme son redressement en affichant un résultat de 6,3 millions d'euros, Arianespace se donne un nouveau président. Depuis vendredi dernier, Jean-Yves Le Gall, 47 ans, cumule ce poste - laissé vacant par le départ à la retraite de Jean-Marie Luton - et celui de directeur général qu'il occupe depuis sept ans. Le changement se veut en douceur, à l'image d'un secteur où la sécurisation est l'une des vertus cardinales, selon ce diplômé de l'Ecole supérieure d'optique et docteur-ingénieur de l'université de Paris-Sud. « 2006 a été une année charnière, avec la réorganisation industrielle de nos fournisseurs et la définition d'une nouvelle stratégie. Mais nous devons encore aller plus loin », précise Jean-Yves Le Gall.

un service global

A commencer par le renforcement des positions d'Arianespace sur le marché des lancements de satellites. Après l'éclipse consécutive au cuisant échec de la qualification d'Ariane 5 ECA (version lourde du lanceur) fin 2002 - deux ans sans lancement de ce modèle et une réingénierie du moteur de près de 1 milliard d'euros -, la société européenne a certes rectifié le tir. Avec un chiffre d'affaires de 983 millions d'euros, 12 satellites lancés et autant de nouveaux contrats décrochés en 2006 portant le carnet de commandes à une quarantaine, elle s'arroge plus de 50 % du marché mondial. Il n'en demeure pas moins que la concurrence est pressante, avec le forcing des Russes et les ambitions de nouveaux prétendants japonais, chinois ou indiens. Il y a peu de temps encore, le Proton russe était proposé deux fois moins cher qu'Ariane 5 (à charge équivalente).

A la différence de tous ses concurrents, Arianespace mise désormais sur l'approche d'un service global (ingénierie de projet, financement, assurance, lancement). « Le client a un interlocuteur unique, de la signature du contrat à la livraison en orbite du satellite », explique Jean-Yves Le Gall. Cette stratégie commerciale prendra toute sa dimension lorsque les lanceurs moyen Soyouz et léger Vega rejoindront le lanceur lourd Ariane 5 au catalogue en 2009. Tout type de satellite pourra alors être lancé à n'importe quel moment. Une flexibilité jusqu'ici difficile à atteindre avec Ariane 5 qui emporte deux satellites à chaque tir.

une dizaine de lancements annuels à l'horizon 2010

Le succès de l'offensive commerciale reposera également sur la montée en cadence de la production des lanceurs et la poursuite de la rationalisation industrielle, avec pour corollaire la réduction des coûts de fabrication. Une quinzaine de pourcents d'économie sera ainsi demandée aux fournisseurs (Astrium, Snecma Moteurs, SNPE...) sur le prochain lot de trente lanceurs livrables à partir de 2010.

Pour tenir la feuille de route d'une dizaine de lancements à l'horizon 2010 qu'il s'est fixée, le nouveau président devra par ailleurs réussir, dans les temps, l'arrivée de la fusée russe Soyouz au Centre spatial guyanais pour une exploitation début 2009. Arianespace y a investi 120 millions d'euros aux côtés de l'Agence spatiale européenne et du Cnes. A n'en pas douter, les relations que Jean-Yves Le Gall - également président de la société spatiale franco-russe Starsem depuis 1998 - a noué avec les Russes lui seront plus qu'utiles. .

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